Il ramasse 142 640 canettes en une année

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Par Karine Lachance
Il ramasse 142 640 canettes en une année
Réal Therriault trie les canettes qu’il ramasse à la Station Ultramar de Uashat, où il y travaille à titre de gérant. (Photo : courtoisie )

Réal Therriault est un homme généreux de son temps et c’est l’Élyme des sables qui en est l’organisme bénéficiaire. Depuis les sept dernières années, ce sont un peu plus de 27 000 $ qui ont été amassés au profit de la maison de soins palliatifs, en amassant des canettes consignées.

Cette histoire de don de soi est arrivée tout bonnement et un peu par le hasard des choses. Réal Therriault se promenait dans la rue et a trouvé un sou par terre. L’idée lui est venue de ramasser tous ceux qu’il allait voir et de les partager pour une bonne cause.

«Cette année-là, j’ai ramassé 46$ de monnaie par terre. J’étais bien content de remettre mon don, ça m’a motivé à faire mieux pour l’année suivante», raconte M. Therriault.

Les années se suivent mais ne se ressemblent pas. Le montant amassé par M. Therriault ne fait qu’augmenter année après année, au point d’atteindre la somme 7 137 $ en 2019.

«Mon projet se partage de bouche à oreille. Les gens m’appellent de plus en plus pour que j’aille chercher leurs canettes à la maison ou pendant des événements. C’est ma façon de protéger l’environnement et d’aider un organisme local», mentionne-t-il.

Un travail d’équipe

M. Therriault souligne que ce travail ne serait pas possible sans l’aide de ses employés et du propriétaire de la Station Ultramar sur la communauté de Uashat. Tous mettent l’épaule à la roue afin d’augmenter la somme récoltée au profit de l’Élyme des sables, et ce, depuis sept ans.

«Le propriétaire de la station, M. Ronald Fontaine, y est pour beaucoup. Il accepte que les canettes soient triées dans son entreprise et par ses employés», souligne l’homme qui prendra sa retraite de la Garde côtiere canadienne sous peu.

M. Therriault a déjà hâte à l’an prochain, alors qu’il aura encore plus de temps pour ramasser des canettes et faire connaître son projet. Quelques commerçants ont déjà embarqué, acceptant de mettre des boîtes de recyclage dans leurs locaux. Une propriétaire aurait également démontré son intérêt afin de devenir un point de service pour les gens de son secteur.

«Cette année, mon objectif est de 8000 $. Lorsque je serai à la retraite je vais avoir encore plus de temps pour aller chercher les canettes des gens. Peu importe la quantité, je ramasse tout», partage-t-il.

M. Therriault considère qu’il est essentiel d’avoir une maison de soins palliatifs à Sept-Îles. Il trouve ce service essentiel et c’est la principale raison qui le motive à donner du temps pour l’organisme. Il a connu lui-même les services offerts, entre autres, lors du décès de sa conjointe.

«Ma femme a vécu ses derniers moments à l’Élyme des sables. Je trouve que cet endroit est merveilleux et indispensable pour la population.»

M. Therriault est ouvert à toute collaboration et toute proposition de la population qui désire s’impliquer dans son projet.

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