Florent Vollant perpétue la tradition

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Par Éric Martin
Florent Vollant perpétue la tradition
Florent Vollant, qui a raflé le titre d’artiste-autochtone de l'année au plus récent gala de l’ADISQ, demeure un visage incontournable du milieu musical autochtone même après 40 ans. (Photo : ADISQ)

Florent Vollant en sera à son 17e spectacle de Noël à la Salle Jean-Marc-Dion le 18 décembre prochain. Une expérience qu’il apprécie vraiment, car elle lui permet de monter sur scène et d’inviter des amis à se joindre à lui. Ce rendez-vous musical familial attire des gens provenant d’un peu partout sur la Côte-Nord. Encore une fois, les profits seront versés au Studio Makusham.

Bien entendu, l’organisation d’un tel spectacle exige beaucoup de temps de préparation, tient à souligner Florent Vollant. Ceci s’applique autant au choix des chansons qu’à la sélection des artistes invités. Parmi eux, on retrouve Annie Blanchard, une chanteuse country qu’il a eu le bonheur de croiser à quelques reprises.

« Elle chante très bien. Elle a une belle présence sur scène. Quand on lui a demandé pour participer à ce spectacle, elle a dit oui sans hésiter. Chez elle, rien n’est compliqué et j’aime ça », enchaîne-t-il. « C’est du bon temps qu’elle viendra partager avec nous. Comme toujours, tout se fait dans le plaisir. C’est un moment que je partage avec tous ceux qui veulent bien l’entendre. »

Une période propre aux festivités

Toujours aussi actuel, Florent Vollant avait lancé un album de Noël il y a plus de 20 ans. Il s’en fait encore beaucoup parler aujourd’hui. Il n’exclut pas d’en faire un autre éventuellement. « J’aime la musique de Noël. Pour moi, c’est une période de l’année importante. Elle permet aux gens de se réunir. J’aime ce côté rassembleur », ajoute celui qui en profitera pour interpréter certaines chansons de son plus récent album, Mishta Meshkenu, lancé en juin 2018, et aussi du Kashtin.

Une chose est certaine, ce pionnier de la musique autochtone adore foncièrement les gens. « J’aime aller à leur rencontre. Je suis amoureux des artistes en général. Je connais le travail que ça implique. J’ai beaucoup de respect pour eux », lance-t-il. « Encore là, on ne fait rien seul. Ça prend toute une équipe derrière. Moi, j’apprécie vraiment les gens qui m’entourent. »

Un lieu culturel important

Fait important à mentionner, ce spectacle constitue la principale source de financement du Studio Makusham, un studio d’enregistrement professionnel à Mani-utenam. « Le montant que nous récoltons nous permet de le faire fonctionner à l’année. Des artistes connus viennent en nos murs. On fait également du travail pédagogique et du podcast pour Radio-Canada », explique-t-il.

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