De nombreux séjours en Europe pour Maya Cousineau Mollen

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Par Éric Martin
De nombreux séjours en Europe pour Maya Cousineau Mollen
Dans toutes ses actions, Maya Cousineau Mollen s’efforce de mettre en lumière sa culture innue qu’elle embrasse avec beaucoup de fierté.

Grâce à une bourse d’écriture, Maya Cousineau Mollen a passé le mois de décembre au Théâtre du Soleil, l’un des cinq théâtres de la cartoucherie à Paris. À peine revenue en Amérique du Nord, elle s’apprête à retourner en Europe. Sur ce continent, elle présentera quatre conférences en Italie et animera plusieurs ateliers de création. Un séjour durant lequel son métier de consultante en architecture sera mis à contribution.

Adoptée à un très jeune âge par une famille en milieu urbain, Maya Cousineau Mollen n’a pas grandi dans une communauté autochtone, mais le contact avec ses racines avait toujours été maintenu.

« Ma mère adoptive m’a connectée avec la nature. Je voyais ma famille biologique », confie-t-elle. « Heureusement, ce lien n’avait jamais été perdu. Je n’ai donc pas vécu de traumatisme comme plusieurs de mes semblables. Mes neveux et nièces m’ont beaucoup aidée à renouer avec mon identité première. »

Une réelle ouverture à la différence

À voir son emploi du temps, force est de constater que la réalité autochtone suscite aussi beaucoup d’engouement en Europe, principalement en raison de son effervescence sur le plan littéraire. « Tout l’imaginaire des Premières Nations les rejoint. Ils sont intéressés par le lien qu’on entretient avec la nature. Plusieurs ne connaissent rien de notre existence et l’on sent de leur part une très belle ouverture à notre endroit », indique-t-elle.

Également conseillère en développement autochtone pour EVOQ Architecture, Maya Cousineau Mollen porte un intérêt au continent européen depuis sa tendre enfance.

« C’est à cette littérature que j’ai eu accès en premier », souligne-t-elle. « Le travail que je fais autour de l’architecture, je l’utilise aussi comme un moyen pacifique de revendication. C’est un environnement qui tient compte de notre culture. L’architecture a été un témoin privilégié de cette colonisation et de la décolonisation en cours. »

Une première œuvre littéraire remarquée

Paru en septembre 2019, le recueil de poésie Bréviaire du matricule 082 écrit par cette auteure innue lui permet aussi de faire la tournée de plusieurs salons du livre sur l’autre continent. Tout porte à croire qu’elle participera également à la prochaine édition du Salon du livre de la Côte-Nord, qui se tiendra du 23 au 26 avril 2020, mais rien ne peut être confirmé à ce sujet pour l’instant.

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