Le chardon de Mingan « en voie de disparition »

Par Vincent Rioux-Berrouard 2:45 PM - 07 juillet 2022
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Photo Facebook Réserve de parc national de l’Archipel-de-Mingan.

Le chardon de Mingan est désormais reconnu comme une espèce en voie de disparition au Canada.

C’est ce qu’a déterminé le comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) dans un rapport publié en mai 2022.

Cette plante herbacée vivace est présente à deux endroits au Canada. Dans les îles de l’archipel de Mingan et à la frontière sud entre l’Alberta et la Colombie-Britannique.

Selon le COSEPAC, la population de chardon de Mingan présente à l’archipel « devrait continuer à décliner à cause de menaces continues, principalement l’augmentation du nombre de tempêtes découlant des changements climatiques, tempêtes qui entraînent l’érosion des plages et le dépôt de sédiments et de débris ligneux. »

En 2018, il n’y avait que 367 individus matures sur des plages de quatre îles de l’archipel de Mingan.

Efforts de préservation

La réserve de parc national de l’Archipel-de-Mingan (RPNAM) ne reste pas les bras croisés face à cette situation.

Un programme de rétablissement intégrant l’identification de l’habitat essentiel de l’espèce sera rédigé. Il permettra de cibler les mesures de protection et de rétablissement pour la survie du chardon de Mingan.

Depuis 2017, Parcs Canada à multiplier les actions pour assurer la survie de cette espèce. Parmi celles-ci, on retrouve : la création et rencontre d’un comité d’experts, l’ensemencement de plus de 11 000 graines et 500 plants, l’installation de grillages autour des plants et dispersion d’urine de renard autour d’une colonie pour limiter l’impact du broutage par le lièvre et la création de colonies.

De nombreux autres organismes ont participé aux efforts de préservation dans les dernières années. On peut donner en exemple le Biodôme de Montréal qui a eu un projet de culture de plants de chardon de Mingan dans le but de les transplanter à la RPNAM et de produire des graines plus rapidement pour l’ensemencement dans la RPNAM.

Pour les personnes qui voudraient observer cette plante, il est possible de le faire dans le tout nouveau Jardin Virginia à Havre-Saint-Pierre. Celui-ci a été aménagé à côté du portail Pélagie-Cormier.

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