Tatiana Jourdain Rock veut être un modèle positif pour ses semblables

Par Éric Martin 7:00 AM - 22 février 2020
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Malgré un passé plutôt sombre, Tatiana Jourdain Rock a su se relever et travaille aujourd’hui très fort pour s’assurer un avenir meilleur. Elle espère encourager ses pairs à prendre tout comme elle un nouveau départ.

Tatiana Jourdain Rock n’a pas eu une enfance facile. Aujourd’hui dans la vingtaine, elle a repris confiance en elle et elle espère que son récit de vie saura inspirer d’autres membres de sa communauté. C’est ce désir de raconter son parcours de vie qui l’a amenée à s’inscrire aux programmes jeunes ambassadeurs autochtones de l’organisme Puamun Meshkenu et sa candidature a été retenue.

À cet effet, Tatiana Jourdain Rock a suivi une première formation de prise de paroles en public durant trois jours, du 31 janvier au 2 février à Québec. « Des gens nous ont parlé de leur parcours. On prenait des notes. On s’en inspirait ensuite pour construire notre récit. Ça m’a donné une très grande assurance. Au départ, je devais aussi combattre ma timidité. Je suis la preuve qu’on peut prendre un mauvais chemin et retrouver le bon », proclame-t-elle.   Une autre formation sera offerte au début avril à La Tuque.

Ayant grandi dans une famille aux prises avec un problème de toxicomanie, elle admet qu’elle buvait déjà de l’alcool à l’âge de 11 ans. « J’ai grandi dans l’alcoolisme. Mes parents buvaient et se chicanaient constamment. Ma vie allait assez bien avant leur séparation. C’est après que j’ai pris une mauvaise direction. Je me suis mis à consommer. J’ai arrêté l’école à l’âge de 16 ans », dit-elle avec amertume. « J’avais plus envie de consommer que d’y aller. »

Semer de l’espoir

Très prochainement en 5e secondaire à l’éducation aux adultes, Tatiana Jourdain Rock est sobre depuis maintenant un an et elle en est visiblement fière. Mère de trois enfants, elle considère qu’elle leur donne un bel exemple à suivre. « J’avance beaucoup plus vite maintenant. Je sais mieux où je m’en vais. Je veux suivre un cours d’éducation spécialisée en contexte autochtone. J’ai envie d’aider les autres. Je veux ensuite revenir dans ma communauté », déclare-t-elle.   

Initié par le Dr Stanley Vollant, ce mouvement positif nourrit le rêve que les Premières Nations, Métis et Inuits puissent en arriver à se développer à leur plein potentiel et à contribuer au mieux-être collectif. Sa mission consiste à inspirer à appuyer les membres des communautés autochtones afin qu’ils tracent leur propre chemin des mille rêves « Puamun Meshkenu en innu » de façon holistique. C’est-à-dire, mentalement, spirituellement, physiquement et émotionnellement.

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