Cannabis : la Chambre de commerce de Sept-Îles appelle à la sensibilisation

Par Emy-Jane Déry 12:00 AM - 17 octobre 2018
Temps de lecture :

La Chambre de commerce de Sept-Îles estime que plusieurs employeurs ne sont pas prêts à faire face à la légalisation du cannabis.

Avec l’entrée en vigueur de la Loi sur le cannabis mercredi, la Fédération des chambres de commerces du Québec (FCCQ) et la Chambre de commerce de Sept-Îles (CCSI) ont lancé un appel à la responsabilisation des travailleurs qui en consomment.

«Pour les employeurs qui n’ont pas de moyen fiable de détecter les facultés affaiblies chez leurs employés, mais qui ont pourtant l’obligation d’assurer la sécurité de ceux-ci, il est essentiel que la légalisation fasse l’objet de campagnes de sensibilisation concrètes et transparentes», a indiqué Stéphane Forget, président-directeur général de la FCCQ.

Travailler sous l’effet de la substance est tout aussi dangereux pour soi-même et pour les autres que de conduire dans cet état, estime-t-il. La directrice de la Chambre de commerce de Sept-Îles abonde dans le même sens.

«Contrairement à l’alcool, où les employeurs peuvent évaluer le moment et le niveau d’intoxication d’un employé, les outils de dépistages actuels ne permettent pas d’obtenir les mêmes résultats quant à la consommation de cannabis», a renchéri Jessica Bélisle. «Dans ce contexte, il faut exercer une prudence supplémentaire», a-t-elle poursuivi.

Meilleur encadrement

Le nouveau gouvernement caquiste a déjà annoncé son intention de modifier l’âge légal de consommation de 18 à 21 ans. Les deux organisations souhaitent que le futur projet de loi inclue les milieux de travail dans la liste des endroits où la consommation est interdite et qu’il exclue toute possibilité de réclamation découlant de la Loi sur les accidents de travail et les maladies professionnelles.

«La rapidité avec laquelle la légalisation du cannabis a été effectuée fait en sorte que de nombreux employeurs ne sont toujours pas prêts à y faire face», a souligné Mme Bélisle. «Plusieurs ont encore un questionnement quant à la portée de leurs responsabilités», a-t-elle ajouté.

Partager cet article