La chance de briller à l’international pour une start-up septilienne

Par Jean-Christophe Beaulieu 12:00 AM - 17 juillet 2018
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Yves Montigny, maire de Baie-Comeau, Émélie D’Astous, administratrice à la Jeune chambre de Manicouagan, Mirka Boudreau, membre du Bureau de direction du RJCCQ et PDG de Int-elle, Mike McKenzie, Monsef Derraji, PDG du RJCCQ, Veronik Perreault , vice-présidente de la Jeune chambre de commerce de Sept-Îles, et Réjean Porlier.

Les entrepreneurs septiliens pourraient avoir la chance de représenter le Québec à l’international lors d’une compétition mondiale de «start-up» qui aura lieu en 2019. La première étape du parcours, les 11 et 12 octobre prochains, déterminera les trois finalistes qui s’affronteront au volet national.

Sept-Îles est l’une des quatre villes retenues dans l’ensemble du Québec et où s’arrêtera la Caravane régionale de l’entrepreneuriat (CRE). Organisée par le Regroupement des jeunes chambres de commerce du Québec (RJCCQ), la CRE est une compétition s’adressant aux «start-up», soit les jeunes entreprises de moins de cinq ans, tout secteur d’activité confondue. Mirka Boudreau, entrepreneure septilienne et membre du comité directeur du RJCCQ, mentionne que c’est une opportunité à ne pas manquer pour la région.

«La Caravane parcourt le Québec afin de trouver les meilleurs candidats à amener à la compétition internationale. On parle donc d’une visibilité monstre», assure-t-elle.

Charmer le jury

À Sept-Îles, lors de la première étape, les participants passeront une journée complète avec des experts de plusieurs domaines, du marketing en passant par la compatibilité et la fiscalité. Ils seront ensuite formés au «pitch», soit l’art de présenter efficacement une idée de manière à séduire les jurys. En fin de soirée, les participants présenteront leur entreprise.

«On espère avoir des idées innovantes, qui se démarquent. Il faut que ça soit sexy devant public», affirme Mirka Boudreau. Trois gagnants seront choisis pour participer au volet national, la Coupe Provinciale des Start-up qui aura lieu le 17 novembre. Montréal, Drummondville, Saint-Jérôme et Sept-Îles s’affronteront dans l’arène pour gagner 40 000$ et la chance de représenter la province à l’international.

Ce sera aussi l’occasion pour les entrepreneurs d’étendre leur réseau et d’être accompagné par des mentors «chevronnés». Sans compter que l’événement attire les investisseurs en grand nombre et que les participants pourraient potentiellement voir leur projet être financé. Le PDG de la RJCCQ, Monsef Derraji, explique que le rendez-vous apporte une vitrine exceptionnelle aux participants.

«Le gagnant de la dernière édition a véritablement été propulsé et ça lui a donné énormément de visibilité. Par exemple, son recrutement au niveau de la main d’œuvre a doublé. Ce que je dis aux gens, c’est de se laisser aller, cette expérience les amènera assurément à un autre niveau», souligne-t-il. Même s’ils ne remportent pas les honneurs, les participants auront tout de même accès à divers spécialistes dans les enjeux de croissance. «Et seulement ça, ça vaut plusieurs milliers de dollars», confirme Mme Boudreau.

Le grand gagnant du 17 novembre ira quant à lui représenter le Québec lors de la compétition mondiale de start-up «Get in the Ring», la dernière étape du long parcours. La destination et la date seront dévoilées ultérieurement.

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