Un igloo à Clarke City : par la porte du «Frigo»

Par Jean-Christophe Beaulieu 12:00 AM - 20 mars 2018
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Neilson Juneau et sa conjointe Bianca Girard célèbrent la construction du Frigo avec leurs amis.

Le Septilien Neilson Juneau a su garder son cœur d’enfant à travers le temps. La semaine dernière, l’homme de 34 ans a retenu l’attention partout en province grâce à son spectaculaire igloo nommé le «Frigo».

«Quand j’étais chez les cadets, on faisait de petits abris. D’une ampleur comme celui-là, ça a plutôt commencé dans mes années d’université. J’en avais fait un de plus de sept salles à Québec, à cette époque. J’avais imprimé des affiches pour faire un gros party universitaire là-dedans. J’étais en appartement, alors quand le propriétaire a retrouvé dans un restaurant des affiches indiquant comment se rendre à son bloc pour un méga party, disons qu’il a fallu tout arrêter et fermer ça», raconte Neilson Juneau.

À Sept-Îles depuis 10 ans, il en est à sa troisième structure. «Maintenant que je suis chez nous, je peux légitimement faire de quoi de gros. Cette année, c’est vraiment le plus imposant et le plus beau de tous», assure-t-il.

Le Frigo

Neilson Juneau et sa conjointe Bianca Girard ont surnommé la structure, le Frigo. C’est une porte de réfrigérateur qui permet d’entrer dans l’immense igloo. Comprenant quatre salles, dont la plus longue fait 10 mètres et demi, le Frigo représente 245 heures de travail.

«La salle du poêle à bois, c’est la première qu’on a faite. Après des heures de travail, c’était notre récompense, un café ou une bière sur le bord du feu. On y passe de belles soirées en famille et entre amis. Et une fois à l’intérieur, on se sent dans un autre monde», mentionne-t-il.

Le père de famille explique que c’est le thème de l’extravagance qui a mené la construction. Les idées de grandeur de tout le monde ont été incorporées, la salle du bar en est un exemple. Il insiste que c’est justement grâce à tous les gens impliqués qui se sont joints à sa passion que le Frigo a pu prendre forme.

«C’est grâce à une trentaine de personnes ce projet-là, ce n’est pas que Neilson Juneau. Ça aurait été impossible sans tous ces gens «crinqués» dans notre entourage. À chaque fois que je lançais un appel sur Facebook, les gens répondaient et venaient pelleter et contribuer d’une façon ou d’une autre.»

Du bon voisinage

Neilson Juneau est clair sur ce point, sans un voisin tel que le sien, il n’aurait pas pu rêver aussi grand. «L’année dernière, l’igloo se rendait jusqu’à sa clôture. On était arrivé directement dessus en creusant. Il m’a proposé cette année que l’on en coupe une section et que l’on puisse faire quelque chose de plus imposant. Il y a donc une bonne partie de la structure qui est sur son terrain cette fois-ci. Ça, c’est du bon voisinage», se réjouit-il.

La famille Juneau projette maintenant de faire une vidéo et de la rendre publique sur Facebook.

«On se rend bien compte que ça marque l’imaginaire ce qu’on a fait. C’est un beau projet, on se sent comme des enfants et ça nous fait jouer dehors.»

La fin approche toutefois pour le Frigo. Bien que les parois aient plus d’un mètre d’épaisseur, il devra être fermé pour des raisons de sécurité. M. Juneau raconte que cela est en partie dû à la fin de semaine dernière, où 140 personnes ont été invitées pour célébrer. «La respiration des gens crée de la chaleur, ce qui amincit la structure à la longue. C’est la forme d’œuf, comme dans les cathédrales, qui garantit la solidité de la structure», explique-t-il.

Neilson Juneau confie qu’il pourrait y avoir une collaboration lors d’une prochaine édition du Carnaval de Clarke City.

«Je n’ai pas pu synchroniser ça avec le Carnaval cet hiver, mais ça serait une possibilité de faire quelque chose avec eux dans le futur. Ma crainte cette année était de rendre ça trop public, étant donné que c’est dans ma cour. De là les portes de réfrigérateur qui se verrouillent.»

Ce n’est pas de sitôt que l’on pourra revoir une telle structure de neige et de glace à Clarke City.

«L’année prochaine, on part toute la famille en aventure dans l’Ouest canadien. Alors peut-être en 2020!».

 


 

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