Rapport annuel : DÉSI vers «une mécanique plus claire»

Par Jean-Christophe Beaulieu 12:00 AM - 19 mars 2018
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Marc Brouillette et Sylvain Larivière ont interagi avec la vingtaine de citoyens présents pour la présentation de ses états financiers.

Développement Économique Sept-Îles (DÉSI) présentait publiquement son rapport annuel 2017 le 15 mars. La corporation municipale a donné des détails concernant sa nouvelle gouvernance.

Une vingtaine de citoyens se sont déplacés pour assister à la présentation. Ils ont pu interagir avec le directeur de la corporation, Sylvain Larivière, ainsi qu’avec son président, Marc Brouillette. Les deux hommes ont présenté les états financiers, les activités de l’année 2017, ainsi que les nouvelles règles de gouvernance de DÉSI.

Nouvelles valeurs

Au début de l’automne, la corporation municipale s’était fait accompagner pour réviser son mandat et sa gouvernance qui étaient inchangés depuis longtemps. Le rapport découlant de cet accompagnement avait ensuite été analysé par le conseil municipal, qui avait émis ses commentaires.

«Ça nous a amenés à avoir une rencontre le 12 janvier, où on a mis en place un nouveau comité sur la gouvernance. On a adopté les changements nécessaires pour mettre en place la nouvelle gouvernance, en modifiant entre autres nos règlements généraux», a expliqué Marc Brouillette, lors de la séance publique.

La mission et la vision de DÉSI restent semblables, mais les termes ont été «précisés». Les valeurs sont désormais axées sur la concertation, l’innovation et le professionnalisme. M. Brouillette a tenu à les préciser dans sa présentation.

«Nous favorisons la concertation des intervenants socioéconomique et privilégions la collaboration et le travail d’équipe. Nos actions seront axées sur l’innovation en faisant continuellement preuve d’ouverture aux idées nouvelles», a-t-il indiqué.

Plus proche du citoyen

Le nombre de membres sur le conseil d’administration de la corporation passera de 15 à 9. Un membre proviendra de la grande entreprise, un de la PME et ainsi de suite pour le milieu de l’éducation, des syndicats, de la Chambre de commerce et du Port de Sept-Îles. S’ajoute à tout cela la catégorie «citoyen». «Dans notre réforme, on répond effectivement à certaines demandes faites dans le cadre du Forum citoyen, dont celle d’avoir un citoyen sur le conseil d’administration», a précisé M. Brouillette.

Pour combler le poste issu du «secteur citoyen», DÉSI affichera un appel de candidature dans le journal et sur le web. «On s’est assuré que la façon de s’inscrire comme candidat soit simple, pour attirer le plus de gens possible. On recherche des personnes qui veulent partager, échanger et débattre de leurs idées», a-t-il mentionné.

Aux dires de Marc Brouillette, le profil des candidatures est très large et permissif.

«Ça se limite grosso modo à démontrer une connaissance et un intérêt envers les enjeux de développement, à être capable d’exprimer et de défendre des opinions, d’être loyal envers l’organisation. C’est ce qu’on voulait, une base. Outre ces critères, on recherche l’équité homme-femme dans la mesure du possible, des jeunes et des nouveaux visages.»

Un roulement

Désormais, les mandats des membres du CA ne seront plus renouvelés automatiquement et ils pourront siéger au maximum six ans, soit un mandat de deux ans, renouvelable pour deux autres années. Autre nouveauté, les membres n’accèderont plus au CA de DÉSI par une nomination. Le processus se fera dès maintenant par appel de candidatures. Un comité de gouvernance analysera les candidats et fera des recommandations aux membres du CA.

«On recherche des gens avec des bagages différents, qui vont se compléter. Avec la nouvelle façon de faire les appels de candidatures, il y a plus de chances que l’on ait désormais des membres sur le conseil d’administration qui participent plus activement», a affirmé Réjean Porlier.

De son côté, Marc Brouillette convient que c’est un pas dans «la bonne direction».

«La mécanique est désormais plus claire, mais on se donne le droit à l’erreur, on se donne le droit de ne pas être parfait. C’est un premier changement qui est assez important et on pense que ça répond aux suggestions et besoins qui nous ont été mentionnés. C’est un pas vers une gouvernance plus représentative de l’ensemble du milieu septilien», a-t-il dit.

 

 

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