Carrefour jeunesse-emploi: Bien plus qu’un centre d’employabilité

Par Éditions Nordiques 12:00 AM - 03 février 2017
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On aperçoit ici la plupart des membres de l’équipe du Carrefour jeunesse de Duplessis, au point de service de Sept-Îles.

Le Carrefour jeunesse-emploi de Duplessis (CJED) voit à bien plus que de trouver un emploi à sa clientèle en prenant soin de s’assurer du développement personnel des jeunes, qui ont recours à ses services. Un souci déterminant pour la réussite de la jeunesse à son entrée sur le marché de l’emploi.

Après avoir craint pour sa survie, l’équipe du CJED pousse maintenant un soupir de soulagement. «On a une entente pour les trois prochaines années à tout le moins», tient à préciser sa directrice générale, Nadia Richard. «Le nom de certains programmes a changé, mais notre mission première demeure la même. On continue d’accueillir et d’accompagner les jeunes avec le même enthousiasme qu’auparavant.»

Âgés de 16 à 25 ans, la plupart des jeunes qui utilisent les services du CJED sont des bénéficiaires de l’aide de dernier recours ou des prestataires de l’assurance-emploi. «Pour en arriver à se trouver un emploi, la plupart ont besoin de beaucoup plus qu’un simple coup de pouce pour le curriculum vitae. Par exemple, ils doivent apprendre à mieux se présenter à un employeur éventuel. Même s’ils sont de plus en plus nombreux à nous être référés par Emploi Québec, grâce à une entente de services, ce n’est pas là la seule porte d’entrée vers notre ressource», insiste-t-elle.

Un besoin de repères

Conseillère en information scolaire et professionnelle au CJED, Caroline Girard éprouve un véritable plaisir à aider les jeunes à trouver leur voie. «J’en vois certains qui sont toujours aux études et qui ne savent vraiment pas où se diriger. C’est devenu pour eux une importante préoccupation. En apprenant à mieux se connaître, ils obtiennent des repères. On élabore ensemble plusieurs scénarios et on choisit celui qui convient le mieux à leur vie personnelle», explique-t-elle.

Un cheminement personnel qui débouche parfois vers un retour aux études. «Pour qu’ils puissent prendre une décision éclairée, les jeunes ont besoin de savoir quelles sont les possibilités qui s’offrent réellement à eux. On se fait un devoir de leur fournir des informations importantes, dont le taux de placement et les emplois dans la région», indique Mme Girard. «Il est vrai que la situation financière peut être un important obstacle. Un cercle vicieux en quelque sorte. Dans certains cas, ça fait en sorte qu’ils vont préférer rester sur le marché du travail. On doit respecter leur décision.»

Une approche flexible

Même si le programme Jeunes en action a officiellement pris fin en décembre, le centre d’employabilité continue d’offrir aux jeunes la possibilité d’apprendre à  mieux se connaître à travers plusieurs activités ou ateliers auxquels ils sont invités à participer. «Pour ces jeunes, ces outils de connaissance de soi ont toute leur importance. Ça leur permet de s’orienter autant dans leur vie personnelle que professionnelle. On travaille toujours en fonction de leurs objectifs personnels», ajoute Mme Richard. «On y va à leur rythme.»

Plus que jamais, une collaboration continue d’être entretenue avec certains des acteurs du milieu lorsque les difficultés rencontrées par un usager du service exigent un suivi plus pointu. «Les jeunes ont parfois des problèmes personnels qui nécessitent qu’on les réfère à d’autres ressources. Lorsque c’est le cas, on n’hésite pas à le faire. Par exemple, nous ne sommes pas des experts en toxicomanie. On se soucie réellement du bien-être du jeune qui vient à notre rencontre.  On veut s’assurer qu’ils aient les bonnes cartes en main pour réintégrer le marché du travail.»

Une invitation est lancée aux jeunes à ne pas hésiter de recourir aux services du CJED. Son équipe peut être jointe par téléphone au 418 961-2533 ou 1 888 965-2533, par courriel au accueil@cjed.qc.ca. La liste complète des services offerts en matière de recherche d’emploi, d’orientation scolaire, de mentorat et d’entrepreneuriat peut être consultée au www.cjed.qc.ca. En plus du point de services de Sept-Îles, le CJED dispose d’un bureau à Port-Cartier et à Havre-Saint-Pierre.

Avant de réintégrer le marché du travail, Émilie Parent avait un réel besoin de mieux se connaître. Des outils précieux qui lui ont été fournis par l’équipe du CJED.

Avant de réintégrer le marché du travail, Émilie Parent avait un réel besoin de mieux se connaître. Des outils précieux qui lui ont été fournis par l’équipe du CJED.

Une expérience formatrice pour Émilie Parent

À la fin d’un congé de maternité au printemps 2016, Émilie Parent ne souhaitait pas réintégrer aussitôt le marché du travail. À ce moment-là, elle ressentait le besoin de repartir sur de nouvelles bases. C’est ce qui l’a incité à recourir aux services du Carrefour jeunesse-emploi de Duplessis (CJED).

Visiblement enthousiaste, Émilie Parent ne retire que du positif de son court parcours au CJED. «On m’a réellement aidée à développer des capacités qui me seront utiles sur le marché du travail. Avant tout, j’ai appris à mieux me connaître et à me trouver une voie en fonction de mes qualités et de mes défauts. C’était une très agréable poussée dans le dos. Ça m’a fait le plus grand bien», avance-t-elle.

Durant cette démarche, elle a été soutenue de manière constante par l’équipe du CJED. Un élément qui l’a grandement rassurée, soutient-elle. «On ne m’a jamais laissée seule. On m’a toujours aidée lorsque j’en avais besoin. Tous les bons mots qu’on m’a dits m’ont fait le plus grand bien. Je suis convaincue que j’aurais sûrement abandonné en cours de route. Je m’y suis forgé un très bon réseau de contacts et ça n’a pas de prix.»

Toutes les connaissances acquises l’ont finalement amenée à opter pour un retour aux études à l’automne 2016. Une décision qu’elle ne regrette aucunement. «J’étudie en ce moment pour devenir adjointe administrative. Je l’ai fait surtout pour améliorer mon sort. Je suis convaincue que ça me permettra éventuellement de tirer un meilleur revenu de travail. Comme j’ai le soutien de mes proches, je pouvais me permettre d’envisager ce scénario», déclare-t-elle.

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