Savoir Affaires: Les jeunes ont mijoté 32 projets d’affaires

Par Éditions Nordiques 12:00 AM - 09 novembre 2016
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Des étudiants de maîtrise et du doctorat réfléchissent sur des opportunités d’affaires avec des entrepreneurs locaux cette semaine au pavillon Alouette.

Les 47 étudiants de cycle supérieur du réseau des Universités du Québec ont présenté 32 projets d’affaires lors de l’événement Savoir Affaires, la semaine dernière, au bénéfice d’une trentaine d’entreprises de Sept-Îles et Port-Cartier qui souhaitaient explorer de nouvelles occasions d’affaires.

Réunis la semaine dernière au pavillon Alouette, les étudiants étaient jumelés chaque jour à des entrepreneurs sur une thématique particulière, soit le tourisme, le bioalimentaire, la transformation des métaux et la gestion des matières résiduelles et des rejets industriels. La venue de ces étudiants permet aussi d’avoir un regard extérieur. «C’est intéressant pour les idées et l’occasion d’avoir les gens qui viennent de l’extérieur, ça aide pas mal pour le choc des idées», a mentionné Sylvain Larivière, commissaire industriel chez Développement économique Sept-Îles.

Michael Lachance de l’entreprise Porlier Express dit avoir «adoré» son expérience. «J’ai eu la chance de travailler avec deux équipes, deux thèmes qui me tenait à cœur et se fut fantastique de voir l’énergie, la brillance de jeunes-là, la vitalité et leur savoir-faire», a-t-il mentionné. «Les projets qui sont sortis d’ici, je pense qu’il n’y a pas beaucoup de monde qui aurait pensé faire ça ici sur la Côte-Nord», croit M. Lachance. «Ça fait longtemps que je n’ai pas eu des palpitations en affaires comme j’en ai eu là», continue-t-il.

«Impressionnant»

Selon le maire de Sept-Îles, Réjean Porlier, l’événement a permis de faire tomber «trois niveaux de paradigme». «Des gens qui ne sont pas du milieu, qui n’arrivent pas avec des idées préconçues. Une diversité aux niveaux des études. Ça passe de la finance, à l’environnement, à la bio-informatique. Et des jeunes de toutes sortes de pays étaient avec nous, donc des jeunes de valeurs différentes», a expliqué le maire.

Réjean Porlier a qualifié le travail accompli «d’impressionnant». «Il y a toute sorte de choses qu’il faut saisir. Il y a des occasions d’affaires qui sont là et des occasions qui vont bonifier des choses qui sont déjà là», mentionne-t-il. L’important maintenant sera d’assurer le suivi des dossiers, selon lui. «Il faut s’assurer qu’on va retirer le maximum de tout ça», affirme le maire.

Des étudiants fiers

Les étudiants ont aussi apprécié leur expérience. «Ç’a été une semaine extraordinaire. On a pu découvrir la région et se faire ami avec des gens d’affaires d’ici», a mentionné Julien Desrosiers, étudiant en gestion appliquée à l’industrie minérale à l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue. Ce dernier a pu retirer quelques constats des problèmes qui touchent la région.

«Ce qu’on comprend d’une région comme la Côte-Nord, c’est que c’est délocalisé. Tu as accès à une énergie peu coûteuse, mais essentiellement tu as un problème de main-d’œuvre. Des gens qui viennent, mais qui ne restent pas», explique Julien Desrosiers. L’étudiant a aussi pu constater que les entrepreneurs locaux ont une réelle volonté de diversifier l’économie. «La plupart des limites, c’est juste parce qu’on se les impose soit même», estime-t-il.

De son côté, Aurimar Yajure, étudiante à la maîtrise en gestion des organisations à l’UQAC à Sept-Îles, était fière de contribuer à l’économie régionale. «Je connais bien le contexte économique de la région et savoir que mes idées peuvent servir à développer de belles idées, des projets, des idées de développement, contribuer à l’économie de la région, ça me fait vraiment plaisir. Je suis vraiment choyée de participer à ça», a-t-elle exprimée.

Les projets présentés seront sous embargo durant 90 jours pour permettre de voir s’il y a un potentiel pour les concrétiser. Ils seront par la suite rendus publics.

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