Wapikoni mobile: Une diversité qui plaît

Par Éditions Nordiques 12:00 AM - 26 août 2016
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On aperçoit ici tous les participants et les membres de l’équipe de production qui ont pris part à cette plus récente escale de la Wapikoni mobile à Mani-Utenam.

Pas moins de cinq courts-métrages ont été réalisés lors de la plus récente escale de la Wapikoni mobile à Mani-Utenam. Des films, projetés le 25 août au Musée Shaputuan, qui abordent différentes thématiques telles que le deuil périnatal, la bataille contre les dépendances et les effets intergénérationnels des pensionnats autochtones. Une activité à laquelle ont assisté près d’une centaine de personnes.

Cinéaste-formatrice lors de cette escale de la Wapikoni à Mani-Utenam, Cécile Gariépy en tire un bilan plus que positif. «J’en suis très satisfaite. Tout s’est bien déroulé. On a eu de beaux tournages. On a fait un très bon travail de post-production. Les gens se sont impliqués à toutes les étapes. C’est un bel accomplissement autant pour eux que pour nous», lance-t-elle.

Au cœur de la communauté, son équipe de production accorde une grande importance au bien-être des participants à toutes les étapes de la réalisation de leur projet. «Notre rôle consiste à les accompagner. Ça implique de les rassurer au besoin, indique-t-elle. On essaie de leur donner davantage confiance en eux. On leur fournit des outils de qualité pour s’exprimer et pour faire entendre leur voix.»

Après le visionnement de ces cinq courts-métrages, on ne peut que souligner la très grande diversité des sujets abordés et la qualité du travail accompli par son équipe de production et les participants. «On a été chanceux d’avoir un aussi large éventail de participants. On en avait de tous âges. C’est ce qui nous a permis d’assurer cette diversité. On ne peut pas espérer mieux», affirme Mme Gariépy.

Une tribune remarquable

Impliqué auprès de la Wapikoni mobile depuis ses premières escales dans la communauté, Sylvain Vollant s’est décidé à faire le saut comme cinéaste avec «Putu Puana ». Un court-métrage autour des effets intergénérationnels des pensionnats autochtones. «Je suis un survivant des pensionnats. Je me suis décidé à en rencontrer d’autres. Je travaille sur ce sujet depuis 7 à 8 ans», souligne-t-il.

Comme plusieurs, ils demeurent convaincus que la plupart des problématiques sociales rencontrées dans les communautés autochtones découlent de cette sombre période. «Certains commencent à peine à se rendre compte de ce qu’ils ont transmis à leurs enfants. Le fait d’en parler aide beaucoup. Ils doivent cesser de voir cela comme une maladie. Ce cycle vicieux doit s’arrêter une fois pour toutes. Ce qu’on a vécu, c’est un véritable génocide culturel.»

Le Wapikoni mobile est un studio mobile de production audiovisuelle qui circule dans les différentes communautés autochtones du Québec et même à l’étranger. Une initiative qui vise, entre autres, à combattre l’isolement chez les jeunes des Premières Nations en leur permettant d’avoir l’opportunité de  développer des compétences artistiques, techniques, sociales et professionnelles. Une plateforme qu’ils peuvent également utiliser pour s’exprimer sur un sujet qui leur tient à cœur.

 

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