Accès au quai multiusager : Cliffs Natural Resources fait son offre

Par Fanny Lévesque 12:00 AM - 31 juillet 2014
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Cliffs Natural Resources a déposé son offre comme lui avait réclamé le ministre de l’Économie, de l’Innovation et de l’Exportation, Jacques Daoust, il y a trente jours. Québec veut rapidement dénouer l’impasse qui compromet l’accès au quai multiusager, en construction à Pointe-Noire et dont l’utilisation est toujours incertaine pour les nouveaux joueurs miniers.

Cliffs Natural Resources est propriétaire de terrains et portions de chemin de fer que les futurs utilisateurs du quai devront inévitablement emprunter pour accéder à l’infrastructure portuaire, construite au coût de 220 millions $. Incapable de s’entendre avec le Port de Sept-Îles, le ministre Jacques Daoust a été mandaté au printemps pour régler la situation rapidement.

Il y a un mois, le gouvernement a réclamé que la société lui fournisse «une proposition de règlement satisfaisante d’ici 30 jours», faute de quoi «d’autres moyens» pourraient être utilisés. Le cabinet du ministre faisait d’ailleurs savoir qu’aucune autre négociation n’était prévue après la réception de l’offre de Cliffs. Le document demandé a été soumis par la minière américaine au terme du délai, le 28 juillet.

«Nous croyons vraiment avoir proposé une bonne solution, équitable, qui va régler la situation», a confirmé la porte-parole de l’entreprise, Arlène Beaudin. «Nous sommes aussi satisfaits d’avoir pu le faire dans les délais prescrits par le gouvernement (…) Nous attendons maintenant de leurs nouvelles», a-t-elle ajouté.

Le ministère de l’Économie, de l’Innovation et de l’Exportation confirme pour sa part que la proposition est «sous analyse.» Pour l’heure, tant le ministère que la minière refusent de dévoiler des détails de l’offre.

Le litige entre le Port de Sept-Îles et Cliffs Natural Resources traine depuis plus d’un an devant les tribunaux. Cinq compagnies minières, qui ont des projets de développement dans le Nord-du-Québec et au Labrador, ont payé la moitié de l’infrastructure à laquelle elles n’ont encore aucune garantie d’accès.

(Photo : Le Nord-Côtier)

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