DOSSIER : De l’espoir pour les toutous de Sept-Îles

Par 12:00 AM - 23 janvier 2014
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Bien que la SPCA Côte-Nord connaisse son lot défis, l’espoir est maître au sein de l’organisation qui met tout en œuvre pour leur faire face. Le nouveau programme de bénévoles fait ses preuves et permet d’entrevoir un avenir meilleur pour bien des animaux abandonnés à Sept-Îles.

Depuis l’automne, les bénévoles affluent pour mettre la main à la pâte à la SPCA Côte-Nord. Grâce au programme, les chiens de la SPCA ne sont plus confinés 24h sur 24 à leur cage et sortent se dégourdir, environ une dizaine d’heures par semaine. Cet exercice vient favoriser les chances d’adoption, selon le responsable du programme et cynologiste, Stéfan Marchand.

«Les chiens étant beaucoup plus actifs et ayant la chance de socialiser avec des humains et d’autres chiens, ils deviennent plus facilement adoptables, parce qu’ils auront eu des conditions de vie qui les amèneront à être beaucoup plus confortables et qui répondent à leurs besoins», a-t-il expliqué.

Déjà, le constat positif a pu être fait auprès de plusieurs chiens, chez qui on a pu remarquer un total changement de comportement après qu’ils aient bénéficié de sorties. Certains ont même pu finalement trouver une famille. On compte désormais 73 bénévoles formés officiellement par le cynologiste en «gestion sécuritaire des chiens». La formation de trois heures est gratuite et requise pour ceux qui souhaitent s’impliquer. Elle permet notamment de prévenir toute perte ou tout incident qui pourrait potentiellement survenir lors de la sortie des chiens à l’extérieur de leurs enclos.

Famille d’accueil
Certains bénévoles agissent aussi à titre de famille d’accueil temporaire pour les chiens de la SPCA. Il apporte à la maison un pensionnaire pour un certain temps, ou jusqu’à ce que ce dernier trouve une famille pour la vie. Cette autre alternative récemment mise en place tombe à point avec la surpopulation avec laquelle doit composer l’organisation.

«Nous augmentons la capacité d’accueil de la SPCA sans augmenter les coûts et en plus nous augmentons grandement la qualité de vie de ces chiens-là, parce qu’ils vivent au sein d’une famille avec tous ce que ça implique», a indiqué M. Marchand. L’animal est ainsi mieux évalué par la SPCA qui, par la suite, peut plus facilement le référer à une famille convenant à son comportement.

«On apprend des choses sur eux qu’on n’aurait pas pu apprendre autrement», a ajouté le cynologiste. Par ailleurs, une nouvelle collaboration avec différentes SPCA du Québec permet le transport de chiens dans d’autres établissements, où ils peuvent alors être adoptés par des gens de l’extérieur de la région. Cette initiative a mené, dans les derniers mois, à éviter plusieurs euthanasies, ayant plutôt eu pour effet le placement de nombreux chiens dans des familles.

Santé au rendez-vous
La SPCA se retrouve souvent aux prises avec des épidémies chez ses pensionnaires. L’arrivée nouvelle d’une vétérinaire apparaît comme une bénédiction pour l’organisation, qui peut désormais traiter rapidement les animaux et ainsi éviter le pire. Les bêtes peuvent être vaccinées et soignées beaucoup plus facilement. La SPCA rêve même, d’un jour, pouvoir stériliser tous ses animaux grâce à la vétérinaire, ce qui viendrait grandement contribuer à contrer leur surpopulation.

Initiative citoyenne
Un nouvel abri de secours est dernièrement entré en fonction. La petite installation adjacente au bâtiment principal de la SPCA permet à la population, en cas d’urgence, d’aller y porter des animaux hors des heures d’ouverture de l’établissement. C’est l’initiative d’une citoyenne et bénévole, Mylène Paré, qui a permis cette nouvelle acquisition. Vu l’état très désuet de l’ancien abri, qui a été l’hôte de vandales, avec son conjoint, elle a entrepris le projet d’en construire un nouveau.

Elle a obtenu des commanditaires pour les matériaux et a donné de son temps pour construire elle-même la structure. Le projet est estimé à plus de 10 000$.

Grâce aux bénévoles de la SPCA Côte-Nord, les chiens jouissent désormais d’une dizaine d’heures de sortie par semaine, un gros plus pour leur bien-être et leur perspective d’adoption. (Photo : Stéfan Marchand)

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