Tourisme : Réouverture du bureau d’accueil de Blanc-Sablon

Par Éditions Nordiques 12:00 AM - 11 septembre 2013
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Depuis 2006, le service d’accueil à Blanc-Sablon ne répondait pas aux normes en vigueur principalement parce qu’il avait de la difficulté à embaucher une ressource. La Corporation de développement touristique et culturel de Canton-de-Brest a pris l’initiative cette année de rouvrir un service sur la route longeant le traversier St-Barbe-Blanc-Sablon. La facture de cette première saison s’est chiffrée à 12 896$, qui a été honorée par la corporation.

C’est 700 visiteurs qui ont été reçus par les deux employés qui couvraient la période touristique du 10 juin au 21 août. «Blanc-Sablon est une porte d’entrée pour le Québec et la Côte-Nord. En effet, les touristes en provenance de Terre-Neuve et Labrador, par le traversier de Ste-Barbe à Blanc-Sablon, amènent plusieurs visiteurs au Québec. La plupart d’entre eux croient encore être à Terre-Neuve après la traversée», explique la coordonnatrice du réseau d’accueil et du développement à Tourisme Duplessis, Mélissa Rochefort.

«D’où la nécessité d’avoir un poste d’accueil afin d’expliquer aux gens qu’ils sont en terre québécoise. Par la même occasion, on leur propose de prolonger leur séjour ou de poursuivre leur route par le Québec avec le navire Bella-Desgagnés», ajoute-t-elle. Tourisme Côte-Nord Duplessis travaille justement à rehausser la renommée de la région.

Auparavant, c’est la municipalité qui était le gestionnaire touristique. L’accueil était situé dans une bâtisse où il y avait un casse-croute adjacent. Dans les moments où il n’y avait personne au kiosque d’information, c’est l’employé du restaurant qui donnait l’information. «La personne faisait ce qu’elle pouvait», indique Mme Rochefort.

Blanc-Sablon n’avait pas toujours le matériel nécessaire pour opérer, selon les normes provinciales et régionales. Les présentoirs n’étaient pas toujours remplis, les documents étaient difficilement tenus en ordre, il n’y avait pas de boîte vocale et la période minimale d’ouverture de 70 jours exigée par Tourisme Québec, n’était pas respectée, selon la coordonnatrice. En 2006, lors de la visite de l’inspecteur ministériel, 60% des critères n’étaient pas répondus.

«C’était principalement dû au manque de personnel et non pas à cause d’un manque de volonté», précise la coordonnatrice. De fil en aiguille, la municipalité n’a pas été en mesure de répondre aux normes, de sorte que le service n’a pu être offert depuis ce temps. La Corporation a pu compter sur l’aide du CLD de la Basse-Côte-Nord et de l’association touristique régionale.

La nouvelle bâtisse, qui héberge le service, était déjà construite. «Elle répondait à plus de 90% des normes, il n’y avait donc que quelques ajustements à faire, ce qui a été peu dispendieux», dit Mme Rochefort. L’accueil est mieux situé, il est sur la route du traversier, les touristes ne peuvent la manquer. De plus, il y a un volet de centre d’interprétation. Compte tenu du succès remporté cette année, le service reviendra l’an prochain.

Texte: Dominique Séguin

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