Décès: Denise Fournier laisse un grand vide

Par Éditions Nordiques 18 juin 2013
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Denise Fournier est décédée subitement à son domicile de Portneuf-sur-Mer, le week-end dernier, à l’âge de 65 ans, laissant dans le deuil sa famille, ses amis ainsi que de nombreux collaborateurs en raison de son engagement marqué au sein de multiples organisations nord-côtières.

D’une extrémité à l’autre de la Côte-Nord, nombreuses sont les personnes qui ont côtoyé Denise Fournier, que ce soit par le biais de son emploi au Regroupement des femmes de la Côte-Nord (RFCN) ou parce qu’elle avait l’habitude d’offrir de son temps au profit de nombreuses causes qui lui tenaient à cœur.

En plus de siéger sur les conseils d’administration du Festival de la chanson de Tadoussac, du Centre d’assistance et d’accompagnement aux plaintes de la Côte-Nord et de la Corporation des services universitaires du secteur ouest de la Côte-Nord (CSUSOCN), Mme Fournier était une bénévole dévouée à des organismes œuvrant dans divers secteurs, tels que la culture, l’histoire et l’environnement.

Son engagement laissera des traces importantes, que ce soit au Centre d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (CALACS) Lumière Boréale ou au Comité histoire des femmes de la Côte-Nord, pour ne nommer que ceux-là. Mme Fournier et sa famille sont aussi à l’origine du journal Nouvelles d’Icitte, fondé en Haute-Côte-Nord dans les années 1980.

Depuis près d’un an et demi, Denise Fournier et Monique Turbide agissaient à titre de co-coordonnatrices du RFCN, une organisation dont la défunte est l’une des fondatrices. Atterrée, sa collègue et amie rappelle à quel point Mme Fournier appréciait ce qu’elle faisait. «C’était tellement agréable de travailler avec Denise. Elle croyait beaucoup en moi et je croyais en elle. On se complétait. Elle adorait son travail et les gens qu’elle côtoyait», indique-t-elle, en précisant que partout où le travail les menait, Denise connaissait tout le monde qui croisait leur chemin.

Mme Turbide estime qu’un grand vide vient de se créer autour d’elle. «Elle avait un grand souci de justice et d’équité. C’était une fille de compromis et d’harmonie. Elle voulait garder les traces de ce que les femmes ont fait. Souvent, on se dit qu’on a rien gagné, mais il faut se remémorer les gains du passé», raconte sa collègue, rappelant que Denise passait du temps auprès des autochtones, assurée que le rapprochement des peuples passerait par les femmes.

Des collègues en deuil
Administratrice du Festival de la chanson de Tadoussac depuis une dizaine d’années, Mme Fournier agissait encore à titre de vice-présidente lors de la dernière édition, tenue pas plus tard que la fin de semaine dernière. Lundi, le directeur général de l’événement, Charles Breton, avait du mal à se remettre des intenses émotions contradictoires vécues au cours des jours précédents. «Elle était passée ce week-end et était rentrée chez elle parce qu’elle était fatiguée, alors que, normalement, elle restait toujours pour s’occuper du Salon V.I.P.», se rappelle-t-il.

Aux dires de M. Breton, Denise Fournier était une vraie Nord-Côtière, une femme qui supportait la région au complet et qui a cru fermement à la portée du festival depuis ses débuts. Son décès évoque également la disparition d’une collaboratrice hors pair, de par son travail au sein du conseil d’administration, mais aussi parce qu’elle n’hésitait pas à aller sur le terrain, pour distribuer des dépliants, notamment. «Elle apportait une certaine rigueur. Elle était un peu tannante sur les virgules, mais on a besoin de ce type de personne pour organiser un événement. Elle mettait une couche de finie sur ce qu’on faisait», mentionne-t-il, faisant état d’une grande perte pour l’organisation du festival.

L’équipe de la CSUSOCN était attristée en apprenant le décès de celle qui s’y investissait depuis près de cinq ans. «Femme exceptionnelle et surtout d’un exemple toujours imité, mais jamais égalé, la Corporation des services Universitaires du secteur ouest de la Côte-Nord aimerait souligner la manière dont madame Denise Fournier a su mener de front sa vie familiale, ses activités sociales, sa carrière professionnelle, ses engagements associatifs, dans un inépuisable amour pour les autres», a fait valoir l’organisation.

Texte: Marlène Jospeh-Blais – Le Manic

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