Le réveil de l’aigle: Un livre pour mieux comprendre la crise autochtone

Par Éditions Nordiques 12:00 AM - 07 mai 2013
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L’ancien député de Manicouagan, André Maltais, a effectué un arrêt sur la Côte-Nord, le 2 mai au Musée Shaputuan, pour lancer son plus récent livre, «Le réveil de l’aigle», publié aux Éditions Pierre Tisseyre. Dans cet ouvrage, il s’est intéressé aux rapports entretenus entre les autochtones et les allochtones.

Au cours des 30 dernières années, André Maltais s’est impliqué dans de nombreux dossiers autochtones. L’auteur demeure convaincu que la réconciliation entre les autochtones et les allochtones passe par le respect mutuel ainsi qu’un partage équitable des ressources. Il va même jusqu’à affirmer que la «Loi sur les Indiens» a eu un effet néfaste sur leur qualité de vie en les dépossédant graduellement de leur territoire et en leur retirant des droits qui leur étaient auparavant conférés par la monarchie britannique.

Selon l’auteur et ex-politicien, il ne fait aucun doute que le gouvernement fédéral a intérêt à s’entendre avec les communautés autochtones. Il ajoute même qu’une conversation plus soutenue s’impose entre les grandes entreprises et les différents conseils de bande afin de permettre une cohabitation harmonieuse. Ceci pourrait également permettre au peuple autochtone de profiter un peu du développement économique et de se sortir d’une situation d’extrême pauvreté.

Une collaboration de longue date
Pour l’illustration de son livre, André Maltais a eu recours au service de l’artiste-peintre Ernest Aness Dominique avec lequel il partage une très longue histoire d’amitié. «On se connaît depuis longtemps. C’est même lui qui m’a aidé, d’une certaine façon, à lancer ma carrière. Lorsque j’ai lu son manuscrit, j’ai alors su que je ne pouvais pas refuser son offre», a-t-il précisé.

Le travail de l’artiste-peintre ne s’est pas arrêté là puisque cette offre d’André Maltais lui a inspiré la réalisation d’une série de toiles qu’il expose présentement à La maison ISHI, située au 1221 rue Crescent à Montréal et à La Galerie d’art Agara, située au 136 boulevard des Montagnais à Uashat dont il est copropriétaire. Une exposition inspirée par l’histoire de la Ville de Schefferville, sa ville d’origine, par l’aigle et la culture autochtone dans son sens large.

Stimuler l’envie d’être artiste
En collaboration avec la Compagnie minière IOC, la Galerie d’art Agara avait également lancé l’automne dernier un concours de dessins s’adressant aux Innus âgés de 13 ans et plus, fréquentant l’école à temps plein. Lors de cette soirée, la responsable des communications de la Compagnie minière IOC, Natalie Rouleau, en a profité pour dévoiler sa grande gagnante. Il s’agit de Victoria Vachon-Laurent de Pessamit. En remportant ce concours, celle-ci aura l’opportunité de suivre une formation de trois jours offerte par l’artiste-peintre Ernest Aness Dominique, à sa Galerie d’art.

«Elle nous a fait parvenir cinq dessins et trois fois sa candidature. Dans toute sa démarche, on a senti un réel intérêt vis-à-vis l’art, lance Natalie Rouleau. Nous retirons beaucoup de cette première expérience, car nous avons constaté que certaines écoles en ont fait la promotion, d’autres non. Nous verrons donc à ce que l’information circule mieux. Nous croyons fortement en la pertinence d’un tel concours et nous avons la ferme intention de répéter l’expérience.»

PHOTO: Un événement 3 en 1 s’est déroulé au Musée Shaputuan, le 2 mai dernier, alors qu’André Maltais (à droite) procédait au lancement de son plus récent livre «Le réveil de l’aigle». On le voit ici accompagné de l’artiste-peintre Ernest Aness Dominique et de la responsable aux communications de la Compagnie minière IOC, Natalie Rouleau. (Photo : Le Nord-Côtier)

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