Archipel de Mingan : Étude sur les bécasseaux maubèches

Par Éditions Nordiques 12:00 AM - 24 octobre 2012
Temps de lecture :

Des chercheurs ont installé une trentaine de géolocalisateurs sur des bécasseaux maubèche, un type d’oiseau migrateur trapu et court sur patte présent dans l’archipel de Mingan, afin de mieux connaitre leurs déplacements et assurer une meilleure protection de l’espèce.

Le regroupement Québec Oiseaux explique que l’archipel de Mingan et la baie James représentent les deux principales haltes migratoires automnales pour les bécasseaux maubèches en Amérique du Nord. Depuis 2006, le Service canadien de la faune en collaboration avec Parcs Canada mène un programme de surveillance de l’espèce en raison de sa possible disparition.

Le responsable du programme au Québec, Yves Aubry, explique dans un communiqué qu’il existe aujourd’hui moins de 15 000 oiseaux, alors qu’il y en avait plus de 100 000 dans les années 1980. «La situation du bécasseau maubèche est particulièrement préoccupante, car les effectifs se sont effondrés au cours des dernières décennies», a-t-il déclaré.
Ainsi, pour avoir une meilleure connaissance de leur voyage migratoire, des biologistes ont posé des géolocalisateurs sur les bécasseaux. Les premiers résultats obtenus ont indiqué que l’un des volatiles a parcouru 6000 kilomètres en cinq jours sans escale, jusqu’au Brésil.

Dans l’archipel de Mingan, les chercheurs ont installé 30 localisateurs sur des bécasseaux juvéniles. Les responsables rapportent que l’archipel est l’un des rares endroits dans lequel il est possible de capturer les juvéniles. Les données seront récupérées d’ici 2014, après que l’oiseau ait passé les deux prochaines années en Amérique du Sud.

Les résultats des travaux de Mingan ont fait l’objet de présentations lors de la conférence de l’International Waders Studies, Group qui s’est déroulée en France l’an passé. La technique de capture de bécasseaux maubèche sera prochainement décrite dans une revue spécialisée.

Un bécasseau maubèche juvénile équipé d’un géolocalisateur. (Photo : Yann Rochepault)

Partager cet article