Ian Lafrenière, un ministre des Affaires autochtones « honnête et transparent »

Par Alexandre Caputo 7:30 AM - 19 août 2022
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Ian Lafrenière a rencontré Le Nord-Côtier lors de son récent passage sur la Côte-Nord.

De passage récemment à Uashat Mak Mani-utenam pour souligner la soirée des diplômés ITUM ainsi que le festival Innu Nikamu, le ministre responsable des Affaires autochtones, Ian Lafrenière, a accepté de faire part au Nord-Côtier de son expérience des deux dernières années.

En fonction aux Affaires autochtones depuis le 9 octobre 2020, le député de la circonscription de Vachon en Montérégie se plaît bien dans son rôle.

« J’adore mon expérience jusqu’à présent, les autochtones sont des gens très honnêtes, donc il y a beaucoup de transparence et c’est exactement ce qu’il nous faut. Ça peut arriver que le ton monte, mais ça reste toujours dans le respect et c’est comme ça qu’on fait avancer les choses », explique M. Lafrenière.

Depuis l’obtention de son titre, M. Lafrenière a réussi à s’entretenir avec toutes les communautés autochtones de la province. « C’était important pour moi d’avoir du temps de qualité en face à face avec les communautés, ça montre que nous prenons leurs enjeux au sérieux. Jusqu’à présent, la collaboration est excellente », déclare-t-il.

Avec une carrière de 25 ans comme policier, dont une grande partie s’étant déroulée dans le domaine des communications, le ministre responsable des Affaires autochtones est habitué de faire face au lot de critiques que sa position lui amène.

Revoir la façon d’opérer

M. Lafrenière a vite fait de réaliser que les réalités des communautés faisant partie d’une même nation peuvent être complètement différentes. C’est donc pourquoi les projets futurs seront adaptés à chaque communauté, et non à la nation de laquelle ils sont issus.

Le manque d’effectif policier a aussi été abordé par l’ancien haut gradé du Service de police de la Ville de Montréal. « Un projet se développe pour créer des corps policiers autochtones régionaux, ce projet remplacerait le système actuel qui permet à chaque communauté d’avoir son corps de police. En faisant ça, nous pallions le manque d’effectif en ayant plus de policiers dans chaque poste, mais qui couvriront plus de territoire », explique-t-il.

Selon M. Lafrenière, il est également important de mieux fournir les corps policiers autochtones en équipement et en formation dans le but d’inciter le personnel à ne pas partir vers d’autres organisations.

Pour le principal intéressé, le fait d’occuper le poste de ministre des Affaires autochtones en étant un homme blanc ne pose aucun problème.

« Les gens ne savent peut-être pas, mais il existe une certaine hostilité entre les nations. Le fait de mettre quelqu’un d’autochtone dans cette chaise ne garantit donc vraiment pas qu’il y aura une meilleure collaboration entre les communautés et le gouvernement. Je suis quelqu’un d’honnête et transparent, je crois que les communautés respectent ça », déclare M. Lafrenière.

L’Église n’avait plus le choix

Ian Lafrenière a accepté de donner son avis concernant la visite au pays du pape François en juillet.
« Je crois que cette visite était honnête et que ça aura été somme toute utile, c’est donc un bon début.

L’Église n’avait en revanche plus le choix d’être transparente avec la population. Depuis trop longtemps nous avons l’impression qu’ils nous cachent des choses et on voit qu’ils comprennent qu’ils doivent être plus transparents pour les années à venir. »

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