Ah le temps des fêtes!

Par Emy-Jane Déry 6:00 AM - 08 janvier 2022
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Cette année, tout a été chamboulé, une fois de plus, par une redoutable conférence de presse de notre premier ministre. Par un %#%^* de virus je devrais dire.

J’avais l’intention de vous écrire une belle chronique inspirée de mon premier temps des fêtes avec mes enfants tout neufs, mon amoureux et nos proches.

Comme de fait, on a vu personne. On a mangé notre bouffe pour dix à deux (après trois jours de petits sandwichs pas de croûte, ça goûte tellement plus rien que tu te demandes si t’as pas le $& »@*% de virus).

Bref. Comme vous autres sûrement, ça n’a pas été ce qu’on espérait. Mais en lisant ce texte de ma chère belle-sœur, j’ai eu le cœur réchauffé d’une belle nostalgie.

Je me suis dit que de vous partager ses beaux mots en ce début d’année, ça ne pourrait pas nuire. Du réconfort, on en a bien besoin.

Bientôt, on retrouvera ces fêtes comme on les aime tant. Celles qui nous font croire en la magie quand on est enfant et qui nous donne espoir quand on est grand.

Bonne année à vous… on se retrouve bientôt !

Je suis une fan de Noël, une vraie

Je m’émerveille devant une maison ornée de lumières rouges et vertes.

J’adore toutes les chansons de Noël, il arrive même que quelques unes s’échappent de mon cell en octobre.

J’adore, chaque journée de décembre, ouvrir une petite porte sur mon calendrier.

J’adore les premières neiges et les décors enchanteurs que ça apporte.

Je ressens une excitation incroyable quand je vais dans les magasins début novembre et que j’y remarque les premières décorations qui sont sorties.

Mais ça, si tu me connais un peu, tu le sais déjà.

Laisse-moi t’expliquer d’où ça vient.

Commençons avec le plus important. Je suis la plus jeune dans ma famille, le bébé. J’ai 10 ans de différence avec mon grand grand frère et huit ans avec mon grand frère. Moi quand j’avais 5 ans, mon grand grand frère est parti jouer au hockey à l’extérieur. Et quand j’avais 9 ans, mon autre grand frère est parti au cégep à l’extérieur.

Pour vrai, il n’y avait pas un jour plus beau que lorsque ma mère venait me chercher à l’école le dernier jour avant le congé des fêtes et que je savais que mes frères étaient arrivés à la maison pour le congé.

Déjà, pour moi, très jeune, les vacances des fêtes étaient associées à un rassemblement avec les personnes que j’aimais le plus et qui m’avaient tant manquées.

Dans le même ordre, mes deux couples de grands-parents demeuraient à l’extérieur. Il n’y avait pas un moment plus agréable que de partir, toute la famille vers le Havre ou vers le Lac-Etchemin pour fêter Noël et allonger le plus qu’on pouvait les festivités.

Encore là, faire de la route avec mes deux frères, même si à ce moment là je chialais sûrement plus souvent qu’à mon tour, demeurait un moment précieux.

Encore là, dans une ville comme dans l’autre je retrouvais des personnes que j’aimais et que je ne voyais pas assez souvent.

Y’a tu rien de plus agréable que de sortir des rallonges de table et de chanter et jouer jusqu’aux petites heures du matin.

Quand j’ai vieilli et que mon groupe d’amis a dû se séparer pour aller étudier par ci et par là, le temps des fêtes était le rare temps si spécial où tout le monde revenait au bercail et où on passait tout notre temps ensemble, sans études, sans travail. Encore là, le rêve.

Vous comprendrez que je pourrais avoir eu tout ça, sans capoter autant sur tout le reste qui englobe Noël. Vous comprenez bien que ça vient de quelque part quand même.

Et bien vous ne serez pas surpris que ma mère est comme moi (ou que je suis comme elle plutôt!)

Ma mère et moi commencions toujours en novembre à écouter de la musique de Noël.

Il n’y a rien qui pouvait me rendre plus heureuse qu’arriver chez nous, un midi d’école, avec une petite soupe chaude sous un napperon de feuille de gui avec de la musique de Noël qui jouait en arrière plan.

Y’a rien qui me rendait plus heureuse que de faire notre sapin de Noël à la maison pour lequel nous avions notre fameux village beaucoup trop gros.

J’avais une tradition, chaque premier soir que mon sapin était terminé, je dormais dans le salon, au pied du sapin. Question de bien illuminer mon cœur d’enfant avec toutes les belles lumières.

Y’a aussi rien que j’aimais plus que sortir le soir, avant la routine, sans aucune raison particulière, pour aller nous promener en auto simplement pour regarder les plus belles décorations de Noël au travers les maisons de la ville.

Y’avait pas de moment beaucoup plus précieux que d’écouter, avec ma mère, Le Miracle sur la 34e rue. Et les autres journées, d’écouter les mêmes films encore et encore.

D’ailleurs, y’a aussi rien de plus sécurisant que ma mère qui ressort, années après années, les mêmes décorations que nous avons depuis que j’ai la capacité de me souvenir.

Y’a rien que j’aimais plus que manger la bouffe de ma mère, LA bouffe de Noël qui est presque interdite les autres moments de l’année. Les macarons et les galettes à trou. Juste y penser, je souris.

Y’a rien que j’aime plus aussi que recevoir mon calendrier de l’Avent, encore à 29 ans, par la poste de la part de ma mère. Oui, encore à 29 ans c’est elle qui me l’offre et ce même si ça lui coûte maintenant plus cher de shipping que le calendrier en soit !

Y’a pas grand chose maintenant qui me rend aussi heureuse que de refaire toute toute ça avec mes propres filles.

Y’a pas grand chose qui me rend aussi heureuse maintenant que d’être celle qui rajoute les rallonges chez nous pour faire une table d’enfant et une table d’adulte. Quand je les entends chanter presque déjà par cœur Vive le vent, j’ai des frissons, chaque fois.

J’espère qu’elles aussi, auront les plus beaux souvenirs de Noël où elles retrouveront les personnes qu’elles aiment le plus et où elles s’émerveilleront le plus longtemps possible devant le père Noël.

Parce que c’est ça une maman, c’est continuer les traditions qui nous sont chères. Bref, c’est ça l’esprit des fêtes.

C’est tout ça, comment peut-on ne pas être une fan de Noël quand une bonne partie de nos meilleurs souvenirs s’y rattachent?

Myriam Gilbert

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