QNS&L : les prochains mécaniciens de locomotive formés par le Cégep de Sept-Îles

Par Frédérick Jolicoeur Tétreault 12:00 AM - 31 janvier 2018
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QNS&L

Des représentants du chemin de der QNS&L et du Cégep de Sept-Îles prennent la pose autour du simulateur en compagnie des futurs étudiants du nouveau programme de mécanicien de locomotive.

Les derniers mécaniciens de locomotive embauchés par le chemin de fer QNS&L seront formés par un programme spécialisé du Cégep de Sept-Îles, grâce à une entente de partenariat entre les deux organisations.

Poussé par la venue de nouveaux partenaires d’affaires, le chemin de fer QNS&L, filiale de la compagnie minière IOC, a procédé à l’embauche d’une quinzaine de nouveaux mécaniciens de locomotive dans la dernière année.

Dix d’entre eux ont déjà été formés selon l’ancienne méthode, soit une formation complètement assumée par l’employeur. Les cinq autres seront les cobayes d’un nouveau programme préparé de manière conjointe par le Cégep de Sept-Îles et leur futur employeur.

«Ce qu’il y a de nouveau, c’est qu’on entre dans la dynamique de formation ferroviaire avec IOC. On l’avait fait avec ArcelorMittal, mais pas avec IOC», remarque le directeur général du Cégep de Sept-Îles, Donald Bherer.

Les pourparlers en vue de la création de ce nouveau programme auraient débuté en octobre 2017, et déjà, les deux partenaires officialisent le démarrage d’une première cohorte. Un appui financier du Conseil régional des partenaires du marché du travail de la Côte-Nord, par l’intermédiaire du programme Projet stratégique de développement de la main-d’œuvre et de l’emploi en région aura aidé à concrétiser l’initiative.

Le programme

Les cinq apprentis mécaniciens, qui agiront également à titre de chef de train, commenceront leur formation en février. Pendant leur séjour d’environ quatre mois au Cégep, ils pourront se familiariser avec les notions théoriques du métier ainsi qu’avec les spécificités de leur futur employeur.

«Le programme est un hybride entre le programme de chef de train qui se donne déjà au Cégep et le contenu qui est donné à l’interne chez IOC. C’est un mixte des deux. Les étudiants vont apprendre la réglementation par cœur, mais ils vont aussi faire beaucoup de temps de simulation», explique le directeur de la formation continue et des services aux entreprises du Cégep de Sept-Îles, Christophe Bonnal.

Deux simulateurs de conduite ferroviaire seront également mis à la disposition des étudiants.

Le recours à la simulation permettra d’augmenter l’efficacité du temps d’étude, sans monopoliser des équipements destinés à la production, ont fait valoir les organisations.

Après leur séjour sur les bancs d’école, les étudiants finaliseront leur formation avec l’employeur à titre de compagnons. «C’est inévitable d’avoir une formation pratique de six mois sur le chantier pour apprendre à conduire. Là, on regarde pour en faire un petit peu pendant la formation en cours pour les faire sortir des classes», informe le directeur des opérations ferroviaires chez QNS&L et de l’entretien à la compagnie minière IOC, José Riopel.

Étudiants rassurés

François Lévesque, l’un des cinq futurs étudiants du nouveau programme, s’est dit rassuré par cette annonce qui semble leur donner confiance.

«On savait qu’on allait être engagé et on devait avoir un peu de théorie au Cégep. Finalement, on se retrouve maintenant à suivre un cours de 586 heures (17 semaines). C’est plaisant de savoir qu’on fait partie d’un projet pilote. Avec ce cours-là, on va vraiment savoir à quoi s’attendre sur le chantier», constate-t-il.

D’autres cohortes?

Questionné à savoir si le lancement d’autres cohortes était envisagé, José Riopel a mentionné que cela dépendait principalement des besoins de l’entreprise, du marché et du nombre de tiers partis qui vont solliciter les services de transport.

«C’est sûr qu’on va regarder pour partir d’autres cohortes. On va devoir se poser la question si l’on fait ça selon le même modèle, soit embaucher des gens pour leur faire suivre la formation par la suite, ou faire suivre le cours sans garantir l’emploi après la formation», dit-il.

 

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