Un déneigeur heurte un poteau électrique

Par Jean-Christophe Beaulieu 12:00 AM - 30 janvier 2018
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poteau

Des Septiliens n’ont pas eu de courant pendant près de 12 heures lundi, alors que le mercure a descendu jusqu’à -25,9 degrés Celsius.

Un camion de déneigement qui a heurté un poteau d’électricité lundi, vers 14h20, près de l’aéroport sur la route 138, aurait causé la panne de courant qui a touché 1 735 clients d’Hydro-Québec.

C’est principalement le secteur de Mani-Utenam qui a été touché. Six agents de la Sécurité publique de Uashat mak Mani-Utenam (SPUM) ont patrouillé dans la communauté à partir de 18h, explique le Sergent Bérubé. «On a fait du porte-à-porte, assisté d’employés d’ITUM, pour s’assurer que tout allait bien», mentionne-t-il.

La SPUM avait d’ailleurs fait ouvrir des bâtiments publics pour que les gens puissent aller se réchauffer au besoin. Le courant était rétabli en bonne partie à Mani-Utenam vers 23h30, selon le M. Bérubé. «Mais Place de la Boule et Matamek, ça a été un peu plus long», précise-t-il.

Initialement, l’heure prévue de rétablissement du courant était 21h15. Bien que les réparations terrains furent complétées à l’heure, le courant a été rétabli graduellement, puis entièrement vers 2h30 dans la nuit.

Reprise graduelle

Selon Sandra Chiasson, conseillère relation avec le milieu chez Hydro-Québec, le retard est dû au fait que les équipes n’étaient pas capables de «reprendre la charge».

«Le poteau et les fils conducteurs ont été remis en place assez vite, mais on a dû faire du délestage pour que le courant reprenne graduellement», explique-t-elle.

L’opération de délestage consiste à couper le courant à certains endroits, pour éviter que la charge à reprendre lors du retour du courant soit trop forte. Le but étant ainsi de répartir graduellement le courant. «C’est vraiment ça qui a été le plus long. Pour ce faire, on a donc dû couper la rue Catalan et celle des Forges, mais à 2h30 du matin, 100% des clients avaient le courant rétabli», confirme-t-elle.

Le froid intense aurait aussi contribué à rendre l’opération encore plus complexe. «Le temps d’arrêt a été assez long aussi. Plus c’est long, plus il y a de chance qu’on doive faire du délestage. Mais il y a une multitude d’éléments qui entrent en compte. Est-ce que tout le monde avait mis leur chauffage au maximum pour la reprise, on ne le sait pas, mais ça peut jouer aussi», conclut Mme Chiasson.

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