Des chercheurs de l’UQAR à la rencontre des Nord-Côtiers

Par Frédérick Jolicoeur Tétreault 12:00 AM - 20 juillet 2017
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L’érosion des terrains de la place McCormik compromet la sécurité des citoyens.

Dans le cadre du projet « Résilience côtière », des équipes de chercheurs de l’UQAR iront cogner aux portes des riverains d’une vingtaine de municipalités de la Côte-Nord, afin de pouvoir identifier les zones prioritaires de même que les solutions envisageables à l’érosion des berges.

L’opération s’est amorcée début juillet et représente l’une des dernières étapes du projet «Résilience côtière», qui vise à soutenir les municipalités du Québec maritime en les outillant pour faire face aux aléas côtiers.

Trois duos de chercheurs passeront donc le mois de juillet à cogner aux portes des riverains de la Côte-Nord, des Escoumins jusqu’à Natashquan, en passant par les municipalités de Sept-Îles et Port-Cartier.

Lors de leurs visites, les chercheurs administreront une entrevue/questionnaire pouvant durer de 45 à 60 minutes. Les questions posées cherchent principalement à connaitre les besoins, les inquiétudes, les idées de solutions et les zones considérées prioritaires par les citoyens. «On fait de la cartographie interactive. C’est-à-dire, qu’on demande aux gens de pointer sur une carte les endroits  importants à conserver, que ce soit pour des raisons culturelles, ou parce qu’ils considèrent qu’un endroit possède un écosystème unique», explique le co-responsable du projet et professeur de géographie côtière à l’UQAR, Guillaume Marie.

Bien que les résidents soient en droit de refuser de prendre part à l’étude, Guillaume Marie souligne que peu de gens refusent de se prêter à l’exercice.

Résilience côtière

Financé par le ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte

contre les changements climatiques, par l’entremise du Fonds vert, le projet

«Résilience côtière» a démarré en janvier dernier et s’échelonnera sur une durée de trois ans.

Avant la phase de consultation citoyenne, des ateliers ont été organisés dans 17 MRC du Québec. Le comité responsable de l’étude y a rencontré les principaux acteurs qui travaillent sur la gestion et l’évaluation des risques reliés aux problématiques côtières dans les différentes MRC.

«Il était important pour nous de débuter le projet par la rencontre avec les acteurs clés

des scènes municipales et régionales, afin de s’assurer que les efforts investis dans le projet répondent bien à leurs besoins et qu’ils puissent contribuer à l’identification des outils d’adaptation qui seront développés au cours des prochaines années», indique le professeur Pascal Bernatchez, titulaire de la Chaire de recherche en géoscience côtière de l’UQAR.

Des besoins spécifiques à la région

Sur la Côte-Nord, les ateliers ont dévoilé des besoins quant à l’obtention d’une règlementation adaptée, à l’accompagnement dans les différentes étapes de gestion des risques et à la mise en place d’outils de communication et de prévention concernant les risques de l’habitation côtière.

S’il est plus difficile pour les chercheurs d’influencer la législation et le zonage côtier, la création d’outils de prévention et de diffusion de l’information est plus facilement envisageable.

«Ce qui est beaucoup ressorti sur la Côte-Nord, c’est le besoin d’information. Non seulement pour ceux qui travaillent pour les MRC, mais également pour le grand public et pour les élus municipaux», révèle Guillaume Marie, en rajoutant que les outils de communication pourront véhiculer les différents moyens d’adaptation possibles permettant d’éviter le déménagement, ou la démolition.

Le professeur Marie parle également d’un besoin «d’outils d’identification de solutions».  Selon lui, cela consiste «à pouvoir dire aux MRC qu’à tel endroit, on a telle configuration côtière, telle exposition à l’érosion, telle vitesse de recul, etc. Et ensuite, pouvoir identifier les solutions qui sont les plus adaptées aux différentes configurations».

Ceux qui voudraient rencontrer les chercheurs, ou simplement faire part de commentaires pouvant servir à l’étude, il est possible de communiquer avec les responsables du projet via le resilience-cotiere@uqar.ca

 

 

 

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