Fondation Jeunes en Tête: La santé mentale expliquée aux jeunes

Par Éditions Nordiques 12:00 AM - 22 mai 2017
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Charles Smith et Anabel Allen-Viau figurent parmi les 10 animateurs du programme Solidaires pour la santé mentale de la Fondation Jeunes en Tête.

Des animateurs de la Fondation Jeunes en Tête ont complété une escale sur la Côte-Nord, le 17 mai. Ils sont allés à la rencontre d’environ 600 jeunes de 3e, 4e, et de 5e secondaire de Sept-Îles, Havre-Saint-Pierre et Baie-Comeau. L’objectif recherché est de les amener à mieux comprendre les signes et les symptômes de la dépression chez l’adolescent.

Ces interventions prennent la forme d’animations de 50 à 75 minutes. «On fait ici de la sensibilisation face à la dépression. On explique en quoi ça consiste, comment on peut la reconnaître et quels en sont les signes précurseurs. On y va avec du concret. On sent une réelle ouverture de la part des jeunes. Tout se fait sans tabou», avance l’une des animatrices du programme Solidaires pour la santé mentale, Anabel Allen-Viau.

Une approche que son collègue, Charles Smith, qualifie d’égalitaire. «On place les jeunes au centre de nos interventions. On les amène à trouver eux-mêmes les réponses. Ils se rendent compte qu’ils sont en mesure d’apposer les bons mots à cette souffrance psychologique vécue par eux ou par l’un de leurs proches, remarque-t-il. On les met en confiance. On leur dit aussi de ne pas se mettre la pression d’être des thérapeutes pour un ami.»

Des rencontres qui se font sans jugement. «On n’a pas la prétention d’être des experts. On leur fait comprendre que personne n’est à l’abri d’une problématique de santé mentale et que tout est question d’équilibre. Il y a de simples actions que l’on peut faire au quotidien qui font toute la différence, ajoute-t-il.  On met surtout l’emphase sur les facteurs de risques. Il faut aussi comprendre que les mots que l’on utilise ont parfois un impact que l’on se doit de ne pas sous-estimer chez l’autre»

La cyberintimidation étant une situation qui peut mener à la dépression au même titre que plusieurs autres, selon Anabel Allen-Viau. La pression de performer est aussi souvent soulevée par les jeunes que l’on rencontre. Peu importe la cause de la dépression, l’important est d’en parler. C’est un réflexe à développer. Il est essentiel de faire appel à ce réseau de soutien», affirme-t-elle.

Un rôle important

Le programme Solidaires pour la santé mentale vise à faire comprendre que la dépression n’est pas une fatalité, mais qu’elle peut engendrer plusieurs conséquences néfastes telles que le décrochage scolaire, la consommation de drogues ou d’alcool, ainsi que l’augmentation du risque suicidaire. Les animateurs présentent les ressources mises à la disposition des jeunes et réitèrent l’importance d’en parler à quelqu’un de confiance pour obtenir de l’aide.

Pour obtenir plus d’informations sur la Fondation Jeunes en Tête qui assure la gestion de ce programme, il suffit de se rendre au www.fondationjeunesentete.org.

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