Cégep de Sept-Îles et Salle Jean-Marc-Dion: Un partenariat innovateur récompensé par le ROSEQ

Par Éditions Nordiques 12:00 AM - 31 octobre 2016
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Le prix obtenu par la salle Jean-Marc-Dion lors de cette Rencontre d’automne du ROSEQ s’accompagnait d’une toile de l’artiste-peintre, Jacline Martin.

Lors de la plus récente Rencontre d’automne du Regroupement des organisateurs de spectacles de l’Est-du-Québec (ROSEQ), du 12 au 15 octobre à Rimouski, la salle Jean-Marc-Dion s’est vue décerner le prix Mallette/Méga Scène grâce à un partenariat établi avec le programme de Langues, lettres et communications du Cégep de Sept-Îles. 

Cette collaboration étroite entre le diffuseur et l’établissement scolaire permet aux élèves d’avoir accès à de nombreux événements et à des ateliers donnés par des professionnels des arts de la scène. «De ce que j’en sais, ce partenariat est unique. Ça s’est fait sans trop d’efforts. L’ouverture était déjà là de part et d’autre. Ça devient une partie du cursus de ce programme collégial», a tenu à préciser le directeur général de la salle Jean-Marc-Dion, Stephan Dubé.

Des impacts positifs

Un partenariat qui suscite beaucoup d’envie de la part des diffuseurs et des intervenants des arts de la scène du ROSEQ. «J’ai cru comprendre que plusieurs d’entre eux ont essayé de le faire sans succès. Ils aimeraient pouvoir en arriver à un tel résultat, mais l’ouverture n’y est pas. De notre côté, ça va si bien qu’on tente de le bonifier, renchérit-il. On espère faire en sorte ces jeunes deviennent des ambassadeurs de la culture.»

Un constat également partagé par la direction du Cégep de Sept-Îles qui appuie véritablement ce partenariat et en reconnaît toute son importance. «C’est une façon pour nous de prendre notre place dans la communauté. On vient semer de l’intérêt chez ces jeunes pour la culture. Ça n’a pas de prix. On les expose à la diversité. On bonifie leur enseignement. Ça ouvre la porte à de nombreux débouchés», avance la responsable des services aux étudiants, Mélanie Rouxel.

Ancienne étudiante de ce programme au Cégep de Sept-Îles, elle aurait bien aimé pouvoir profiter d’un tel partenariat. «Ça apporte beaucoup de dynamisme. Selon moi, il est bien de sortir du cégep pour aller voir autre chose. De plus en plus d’étudiants participent aux spectacles des Oreilles dégourdies qui se déroulent en nos murs, constate Mme Rouxel. Ça fait son chemin lentement, mais sûrement. Ce sont là de très grands bénéfices qu’on retire déjà de ce partenariat.»

En constante transformation

Des liens restent encore à tisser, dont un contact plus direct avec le conseil étudiant du Cégep de Sept-Îles. «On veut que les jeunes puissent en arriver à parler éventuellement de culture à d’autres. On ne ressent aucune contrainte pour l’instant, autre que celle pédagogique. C’est un partenariat tentaculaire. Il est appelé à grandir. Je n’ai aucun doute à ce niveau», lance M. Dubé.

Parmi les actions rendues possibles grâce à ce partenariat, on fait mention d’un atelier sur le polar qui sera offert gratuitement aux élèves de ce programme du Cégep de Sept-Îles et à toutes les personnes intéressées avant la représentation de la pièce «La Souricière» d’Agatha Christie, le 3 décembre à la salle Jean-Marc-Dion. Plus de détails suivront à cet égard au cours des prochaines semaines.

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