Les agents en services correctionnels dénoncent le «laisser-aller» du gouvernement

Par Éditions Nordiques 12:00 AM - 12 octobre 2016
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Le Syndicat des agents de la paix en services correctionnels (SAPSCQ-CSN) lance une opération de visibilité pour «dénoncer le laisser-aller du gouvernement en matière de sécurité publique». Des panneaux seront, entre autres, installés près des centres de détention de la province, dont celui de Sept-Îles.

Selon le syndicat, «les conditions de détention et l’état des établissements de détention affectent directement les conditions de travail des agentes et agents de la paix, mais aussi, plus largement, la sécurité du public». Présentement situé au sous-sol du palais de justice, le centre de détention de Sept-Îles est considéré désuet et surpeuplé. Une nouvelle prison, construite aux coûts de 90,1 millions $, accueillera dans quelques mois ses premiers détenus sur le boulevard Vigneault.

En juin, deux détenus du centre de détention de Sept-Îles ont pris en otage une agente correctionnelle durant quelques heures. Une enquête administrative du ministère de la Sécurité publique est en cours. «Travailler dans des établissements désuets et surpeuplés, avec des outils vétustes, avec des effectifs insuffisants et souvent trop peu formés, c’est notre quotidien et nous voulons que la population y soit sensibilisée», explique le président du SAPSCQ-CSN, Mathieu Lavoie.

Les agents correctionnels sont sans contrat de travail depuis 18 mois et la SAPSCQ-CSN compte «multiplier les démarches de visibilité et les moyens de pression» dans les prochaines semaines dans l’espoir d’en venir à une entente. «Nous serons actifs et visibles pour faire comprendre à l’employeur que nous voulons des conditions de travail respectueuses et des services correctionnels efficaces», mentionne Mathieu Lavoie.

Des panneaux seront installés aux abords des centres de détention pour «dénoncer les problèmes présents dans les établissements». Ces panneaux permettront «à la population locale de bien saisir  les enjeux qui affectent la région», a indiqué le président du Conseil central Côte-Nord de la CSN, Guillaume Tremblay.

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