Bodh’aktan: du rock, du rhum et un accordéon

Par Éditions Nordiques 12:00 AM - 29 novembre 2011
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Sur la Côte-Nord, le mot s’est passé rapidement et Bodh’aktan est vite devenu l’un des nouveaux groupes à absolument découvrir. Qu’il y ait deux Cayens dans la formation a dû mousser cette propagation, mais leur popularité grandissante repose avant tout sur leur mélange de rock et de musique celtique et traditionnelle.

Avec des spectacles déjà prévus à Forestville (2 décembre) et à Sept-Îles (3 décembre au Clandestin), c’est en primeur que le Nord-Côtier apprend que la formation retournera également à Havre-Saint-Pierre le 1er décembre au bar l’Écoutille. Cette visite est un spectacle-surprise pour les Cayens, une manière de les remercier de les encourager si chaleureusement.

Le bassiste de la formation, Robert Langlois, l’admet : au Québec, c’est en région que ça se passe pour eux. Mais Québec est en train de montrer que les grands centres accrochent petit à petit à leur rock celtique. Et quelques prestations ont tout de même lieu à Montréal, mais jamais avec une ambiance comme celle qu’ils ont connue à Havre-Saint-Pierre l’été dernier.

Alain Barriault n’est pas dupe, il sait que sa présence et celle d’Éric Tanguay (accordéon) aident le bouche à oreille qui se fait sur la Côte-Nord, mais, le guitariste originaire de la Minganie croit que la musique du groupe est réellement appréciée et que le côté pirate et marin qui entoure Bodh’aktan ne doit pas être étranger à leur succès sur la Côte-Nord.

Il faut dire que l’Europe aussi accroche à leurs chansons à boire. Le groupe revient tout juste d’une énième tournée de 13 dates en Rurope et y retournera à nouveau prochainement. «On a fait de bonnes salles de 500 personnes comme des petits bars punks», explique le bassiste, qui ajoute que partout, Bodh’aktan réussissait à conquérir le public.

Le groupe a une ascension tout de même rapide. Bien que le noyau du groupe existe depuis trois ans, la formule actuelle a à peine un an et le premier album n’est sorti qu’en juin dernier. Robert Langlois est content de l’accueil critique de l’album, mais encore plus que les gens apprécient le disque au complet, «et pas seulement une ou deux chansons».

À la première écoute, on pense à des groupes comme Dropkick Murphy’s ou Flogging Molly, deux groupes qui mélangent le punk et le celtique. «Je comprends les références, mais on est plus rock que punk. Puis on se force pour que les violons, bouzoukis, accordéons et les autres instruments traditionnels ressortent. On aime faire des ponts entre le traditionnel et le rock.»

Bodh’aktan fait une petite tournée sur la Côte-Nord avant de retourner en Europe et de visiter le Canada anglais et la Louisiane. De passage à Havre-Saint-Pierre le 1er décembre, à Forestville le 2 et à Sept-Îles le 3 décembre.

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