Le service de transport adapté du CAB interrompu après du vandalisme

Par Jean-Christophe Beaulieu 12:00 AM - 07 septembre 2018
Temps de lecture :

Le véhicule de transport adapté est hors d’usage pour une durée indéterminée.

Les employés du Centre d’Action Bénévole de Port-Cartier ont été bien surpris en revenant du long congé. Après avoir subi des vols et du vandalisme dans le jardin la semaine dernière, c’est l’édifice et l’autobus de transport adapté qu’ils ont retrouvés saccagés.

Le Centre d’Action Bénévole (CAB) de Port-Cartier se voit dans l’obligation d’interrompre le service de transport adapté pour une durée indéterminée suite à des actes de vandalisme. Pendant le congé de la fête du Travail, des individus ont endommagé la fenêtre avant du seul véhicule servant au transport adapté à Port-Cartier. Outre ces méfaits, un banc a été détruit sur le terrain de l’organisme et la fenêtre de la porte arrière du bâtiment principal a été réduite en miettes.

Gens vulnérables pénalisés

Les employés et la direction du CAB de Port-Cartier étaient déjà sous le choc de voir les actes de vols et de vandalismes perpétrés depuis quelques semaines dans leur jardin. Les fruits et légumes cultivés, destinés en bonne partie à des aînés, ont été volés à quelques reprises. La Sûreté du Québec avisée, une surveillance accrue des lieux devait être assurée.

«Il y a plusieurs personnes qui utilisent régulièrement le service de transport adapté. Ça peut être par exemple pour des rendez-vous médicaux, des commissions, pour le travail, ou autres. Ils ne pourront pas bouger d’ici jusqu’à ce qu’on puisse réutiliser le véhicule. Ce sont des gens dans le besoin qui sont pénalisés, c’est malheureux», déplore Laurencia Bond, directrice de l’organisme.

Le financement du service de transport adapté, assuré par le ministère des Transports, n’est d’ailleurs pas suffisant. La municipalité doit entre autres apporter un support supplémentaire pour l’entretien mécanique du véhicule. Un bris de ce genre viendra donc impacter de façon majeure le budget de l’organisme, déjà limité.

«J’ai appelé les policiers ce matin, c’est tout ce que je peux faire! Une caméra représente des frais qu’on ne peut se permettre, mais on a retrouvé des empreintes relativement petites sur place. Je présume que ceux qui ont commis les actes n’étaient pas très âgés», souligne-t-elle.

Elle en appelle à la vigilance et conseille aux futurs témoins de ne pas interpeller les vandales et de plutôt appeler la SQ, «pour ne pas subir de représailles».

 

 

Partager cet article