Mine Arnaud : La Ville de Sept-Îles fait connaître ses exigences

Par Éditions Nordiques 12:00 AM - 24 septembre 2013
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La Ville de Sept-Îles a déposé son mémoire mercredi dernier, dans le cadre des travaux du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) concernant le projet d’ouverture et d’exploitation d’une mine d’apatite à Sept-Îles. Dans son mémoire, Sept-Îles insiste beaucoup sur le respect de l’environnement, sur les travaux de nettoyage à effectuer par l’entreprise après la fin de l’exploitation et de la modification de la route d’accès à la mine.

Le conseil municipal a profité de la dernière séance avant la tenue des élections municipales le 4 novembre prochain, pour adopter le document. Le maire sortant, Serge Lévesque a insisté sur certains éléments essentiels que la municipalité veut voir se réaliser. «Ce que l’on veut, c’est de s’assurer que toutes les considérations, autant celles couvertes par une législation que celles mises en réflexion par le public, soient tenues en compte», explique M. Lévesque.

Toutes les incidences sur la santé publique, sur l’environnement et sur l’économie sont une priorité pour Sept-Îles, selon le maire. «On a beaucoup insisté pour que les retombées économiques se maximisent au niveau local, notamment par l’embauche de gens d’ici», précise-t-il.

Respect de l’environnement
Le printemps dernier, la Corporation de protection de l’environnement de Sept-Îles (CPESI) présentait une grille d’analyse commandée à la Chaire en éco-conseil de l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC). Le comité d’analyse de la grille recommandait 13 pistes d’actions dont cinq retiennent particulièrement l’attention de Sept-Îles.

La santé environnementale de la baie de Sept-Îles, la mise sur pied d’un comité de suivi et de contrôle, un plan de fermeture et de restauration du site minier, la mise sur pied d’un fonds de développement local et la favorisation de l’innovation, de la recherche et du développement sont ces cinq aspects ciblés par la ville.

Concernant la restauration du site minier, la ville recommande l’élaboration d’un mécanisme d’approbation préalable du milieu. Ceci permettrait de répondre aux attentes du conseil et de la population. Sept-Îles veut aussi être informée par le ministère des Ressources naturelles (MRN) de toutes les décisions prises avec le fonds de restauration du site minier. Mine Arnaud s’est engagée à verser une somme à cette fin, durant les trois premières années d’exploitation de la mine.

«On veut que ce projet-là soit aussi développé dans un processus de permanence. On ne veut pas se faire dire dans 15 ans par le promoteur : «on s’en et on vous laisse avec rien», explique M. Lévesque.

Chemin d’accès
Sept-Îles veut que le chemin d’accès à la mine passe à l’est, plutôt qu’à l’ouest sur la route 138. Le conseil municipal suggère que la voie passe par le parc industriel Vigneault, ce qui impliquerait la construction d’un pont au-dessus de la rivière Rapide. Les élus municipaux y voient quatre avantages; un accès plus facile pour les travailleurs de la mine en provenance du centre-ville, la diminution de l’impact du flux routier sur la route 138, une plus grande promotion du développement du parc industriel et l’accès du territoire en faveur des motoneigistes et des conducteurs de VTT.

En somme, la Ville de Sept-Îles appuie le projet Mine Arnaud et s’en remet au conseil des ministres du gouvernement du Québec, pour la prise de décision finale.

Texte: Dominique Séguin

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