Voici où la SQDC voulait ouvrir une succursale à Sept-Îles

Voici où la SQDC voulait ouvrir une succursale à Sept-Îles

Le local qui devait accueillir la succursale septilienne de la SQDC.

Crédit photo : Le Nord-Côtier

Le premier projet d’une succursale de la SQDC à Sept-Îles a été annulé pour des raisons de «consciences sociales», a appris Le Nord-Côtier. Aucun point de vente de cannabis n’est en vue sur Côte-Nord, malgré la légalisation entrée en vigueur dans tout le pays aujourd’hui.

Chaque citoyen âgé de 18 ans ou plus peut désormais acheter du cannabis légalement via la Société québécoise du cannabis (SQDC).

Questionné sur l’avancement de la succursale de Sept-Îles, le responsable des relations de presse de la SQDC est prudent.

«Dans la position où on est, on ne fait pas d’état des avancements jusqu’à temps que les dossiers soient complètement réglés, pour ne pas créer d’attente. Tant que le bail n’est pas signé, on n’annonce pas de succursale», explique Mathieu Gaudreault.

Ce sont 12 points de vente qui ouvriront dès 10h ce matin, trois autres ultérieurement. Aucun sur la Côte-Nord, ni au Saguenay.

«On est dans une meilleure position pour négocier en ne révélant rien tout de suite, parce que si on dit qu’on regarde certains secteurs précis, les propriétaires de locaux pourraient décider d’augmenter leur prix», affirme M. Gaudreault.

Sous la DPJ

Pourtant, un premier local avait été identifié par la SQDC à Sept-Îles. Situé dans l’édifice abritant le Tim Hortons Régnault, le projet a été annulé pour des raisons de «consciences sociales», explique le directeur général de la municipalité, Patrick Gwilliam

«Le problème est que le local était directement sous celui de la DPJ. Le propriétaire du bâtiment a donc sonné la cloche et la directrice de la DPJ a effectivement conseillé de ne pas aller de l’avant avec le projet. Recevant des jeunes en difficulté, ces derniers auraient eu une accessibilité directe au cannabis», laisse entendre M. Gwilliam.

Le CISSS Côte-Nord a aussi indiqué être contre cet emplacement, confirme Pascal Paradis, le conseiller en communication de l’institution.

Alternatives ?

M. Gwilliam révèle que la SQDC a depuis fait d’autres appels de propositions pour d’autres locaux disponibles sur le boulevard Laure. Toutefois, il ne croit pas que la Société en ait trouvé un à l’heure actuelle. Le périmètre pour accueillir la succursale de vente de cannabis étant relativement large, allant du McDonald’s au Canadian Tire, plusieurs opportunités demeurent.

«Ils veulent un bâtiment avec pignon sur rue, ils veulent une visibilité du public, que les gens qui entre soient vu du public. Moi je leur ai donné un zonage avec notre règlement, à partir de là, c’est à eux de faire leurs démarches. Comme avec n’importe quelle entreprise, ce n’est pas moi qui vais leur trouver un local», souligne-t-il.

En conférence de presse hier, la SQDC a expliqué avoir ralenti la cadence concernant la signature des prochains baux des locaux à cause du changement de gouvernement. La Société attendra ainsi de voir la nouvelle réglementation de la CAQ qui pourrait la concerner avant de signer de prochains baux.

Alain Brunet, responsable de la SQDC, a cependant indiqué que 150 produits et variétés seront offerts aux consommateurs, dont des fleurs séchées, du cannabis moulu ou préroulé, de l’huile, des atomiseurs oraux et des pilules. Aucun produit comestible ne sera offert. Des icônes d’intensité, d’arômes et de type de produits seront facilement repérables en succursale ou en ligne.