Véhicules modifiés : un amateur de «Hot rods» espère transmettre sa passion      

Photo de Jean-Christophe Beaulieu
Par Jean-Christophe Beaulieu
Véhicules modifiés : un amateur de «Hot rods» espère transmettre sa passion      
Louis Briand pose avec ses deux Hots rods. Il envisage maintenant de s’en construire un lui-même, de A à Z.

Un véritable passionné de Hot rods, ces véhicules modifiés des années 20 à 50, Louis Briand, a participé à plusieurs expositions dans les 10 dernières années. Ayant gagné plusieurs prix prestigieux dans le domaine, il souhaite maintenant intéresser de nouveaux adeptes à sa passion.

Le phénomène des Hot rods, bien que datant de près d’un siècle, connait une hausse en popularité au Québec depuis quelques années. À Port-Cartier, c’est Louis Briand qui en est le fier ambassadeur. Il explique que les Hot rods sont en quelque sorte le berceau des voitures modifiées que l’on voit de nos jours.

«C’est vraiment au sortir de la Deuxième Guerre mondiale qu’on voit le phénomène commencer. La production de véhicules étant arrêtée aux États-Unis, les jeunes qui souhaitaient se divertir construisaient des voitures avec des pièces qu’ils trouvaient à gauche et à droite. En bref un Hot rod, c’est une voiture performante faite de pièces qui diffèrent de la marque d’origine du véhicule», explique le Port-Cartois, pour qui l’on sent que c’est plus qu’un divertissement.

En l’écoutant parler de ses propres bolides, on perçoit tout de suite la passion qui l’anime.

«J’ai commencé avec un vieux Plymouth 1947, mais aujourd’hui, j’ai deux Ford du début des années 30. Je les entretiens en alternance, dans mes temps libres. Ma famille me perd souvent dans le garage, mais j’essaie d’être raisonnable!», assure-t-il, le ton rieur.

D’aussi longtemps qu’il se rappelle, Louis Briand a toujours aimé le milieu de l’automobile.

«Pendant mon enfance, mon père avait un petit garage et je m’intéressais de très près à ce qu’il y faisait. Au début de mon adolescence, je réparais des voitures et des motos pendant l’été, derrière la maison de mes parents. Pas mal de monde en ville venait me voir pour ça», raconte-t-il.

Ayant travaillé dans le domaine de la mécanique toute sa vie, il s’est toujours dit que lorsqu’il aurait les moyens, il aurait des voitures de collection.

La plus grosse exposition au Canada

Ayant travaillé dans le domaine de la mécanique toute sa vie, il s’est toujours dit que lorsqu’il aurait les moyens, il aurait des voitures de collection.

«Il y a environ 10 ans j’étais aux Émirats arabes unis pour le travail et un confrère me parlait de Hot rods, me disait qu’il en fabriquait. Ça ne me disait pas grand-chose. Il m’a montré une photo et je suis tombé en amour littéralement. J’ai passé un an et demi à essayer de le convaincre de me le vendre! Je l’ai eu à l’usure», se réjouit-il.

C’est d’ailleurs ce véhicule (en rouge) qui a fait fureur lorsqu’il l’a amené à Moncton, il y a deux semaines, pour le Atlanctic Nationals. C’est la plus grosse exposition de voitures antiques au Canada. Parmi 2000 autres voitures, il a remporté l’un des prix les plus prestigieux.

«C’est une ambiance assez folle. Il y énormément de gens qui viennent assister à l’évènement toute la semaine durant, près de 100 000 en fait», affirme M. Briand, qui s’affaire à préparer ses bolides pour une exposition au Vermont, en septembre.

 

 

 

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