Une haïkiste de Sept-Îles se démarque au Canada

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Par Éditions Nordiques

Lors du week-end du 19 au 21 mai à Toronto, une haïkiste septilienne, Suzanne Lamarre, s’est vue octroyer la deuxième place au concours Jocelyne Villeneuve, organisé par Haïku Canada.

«Frissons, les dernières notes de la trompette, encore dans l’air» est le haïku de Suzanne Lamarre qui a retenu l’attention de la juge du concours, Lise Robert. La succession d’images croquées sur le vif qu’on y retrouve et le lien qu’il effectue entre un instrument à vent et le déplacement de l’air ne sont pas étrangers à la distinction du court poème. La juge a également ajouté qu’il y avait là une allusion assez vaste et qu’il était simple pour le lecteur d’y apposer un souvenir.

Une histoire d’amour
La Septilienne confie être tombée en amour avec le haïku puisque ce genre littéraire lui permet de garder en mémoire des souvenirs de l’instant présent. Elle ajoute aussi avoir développé cet intérêt suite à sa participation, en 2008, à un atelier d’initiation offert par Hélène Bouchard, haïkiste et fondatrice du groupe Haïku de Sept-Îles. Mme Lamarre était même présente lors de l’activité de fondation de ce dernier.

«J’aime le haïku parce que c’est une forme d’écriture accessible en tout temps. Où que l’on soit, où que l’on aille, il est un parfait compagnon de voyage; il ne suffit que d’un crayon et d’un calepin minuscule pour lui livrer spontanément nos découvertes. On peut le travailler seul ou le partager avec d’autres ce qui ouvre une porte à de beaux échanges», admet Suzanne Lamarre.

Sur la Côte-Nord, force est de constater qu’il y a un intérêt de plus en plus grandissant pour cette poésie d’origine japonaise. Selon Mme Lamarre, cela est la résultante des efforts de promotion du camp haïku organisé par le camp littéraire de Baie-Comeau qui en sera cet été à sa 8e édition et aussi aux ateliers d’initiation qu’offre Hélène Bouchard aux gens de Sept-Îles et des environs.

Le concours Jocelyne Villeneuve est le 1er concours en français organisé par Haïku Canada. Il porte le nom d’une auteure franco-ontarienne qui a publié trois recueils de haïkus soit la saison des papillons en 1980, feuilles volantes en 1985 et Marigolds in the snow en 1993. Plusieurs haïkistes du Canada et de l’étranger ont pris part à ce concours.

Texte: Éric Martin

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