Un premier trimestre record au Port de Sept-Îles

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Par Sylvain Turcotte
Un premier trimestre record au Port de Sept-Îles
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Le premier trimestre de 2020 s’inscrira dans les annales du Port de Sept-Îles. « Au niveau des expéditions maritimes, c’est du jamais vu», de dire son président-directeur général, Pierre D. Gagnon.

L’administration portuaire a entamé la nouvelle année avec un volume record d’expéditions. En termes de chiffres pour janvier, février et mars, ce sont 7,9 millions de tonnages, une croissance majeure marquée par la présence de 112 navires.

En 2019, pour le premier trimestre, les données étaient de 5,3 millions de tonnages répartis sur 75 navires.

Le Port de Sept-Îles explique cette progression par l’arrivée d’un nouveau joueur, Tacora, qui a cumulé 600 000 tonnes.

Deuxième trimestre

Le deuxième trimestre de 2020 s’est amorcé au cœur de la pandémie de la COVID-19. Le gouvernement a demandé aux entreprises minières de réduire leurs services. « Minerai de fer Québec a dû réduire de moitié », indique M. Gagnon.

L’industrie minière a pu retrouver un rythme normal à la mi-avril, considérée comme un service essentiel.

« Ce qu’on voit pour le deuxième trimestre, malgré ce petit ralentissement, c’est que ça sera un bon trimestre », avance le PDG du Port de Sept-Îles. «2020 montre que le marché du fer n’est pas impacté. »

M. Gagnon salue d’ailleurs les travailleurs de l’industrie qui doivent faire face aux mesures mises en place, mesures qui touchent efficacité et la production.

Un ralentissement des expéditions est cependant prévu en mai alors que la Société ferroviaire et portuaire de Pointe-Noire (SFPPN) doit procéder à l’entretien à ses équipements de manutention.

« Les minières se sont ajustées. En mai, le programme des expéditions sera au ralenti », mentionne Pierre D. Gagnon, heureux de voir que la cadence se maintient en regard du carnet de commandes et du calendrier des navires.

L’après COVID-19

M. Gagnon espère un plan de relance du gouvernement pour l’après COVID-19 et « qu’il y aura des investissements en infrastructures. »

Quant au prix du marché du fer, le haut dirigeant du Port de Sept-Îles s’attend à ce qu’il demeure profitable. « Il n’y a pas de signaux négatifs. Le fer canadien est de grande qualité par rapport à sa pureté. Ça permet d’être plus résilient », conclut-il.

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