Un meilleur soutien apporté au milieu communautaire

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Par Éric Martin
Un meilleur soutien apporté au milieu communautaire
Autant la coordonnatrice de la TROC Côte-Nord, Nancy Lamontagne que celle du ROCGIM, Véronique Allard demeurent confiantes de l’avenir du milieu communautaire.

Lors de l’assemblée générale annuelle de la Table régionale des organismes communautaires (TROC) Côte-Nord, qui s’est tenue les 23 et 24 octobre à l’Hôtel Sept-Îles, une formation a été offerte aux membres par Véronique Allard du Regroupement des organismes communautaires de la Gaspésie-Île-de-la-Madeleine (ROCGIM) pour les aider à comprendre l’historique du milieu communautaire. C’est-à-dire son passé, son présent et son futur.

Si on remonte aux années 1940, 1950 sous le régime de Duplessis, les organismes communautaires ont été créés pour offrir des services qui n’étaient pas offerts par le gouvernement.

« Ils ont dû se mobiliser pour répondre à ces besoins. Au départ, c’était fait sous la charité chrétienne. Son rôle a changé. Depuis, leur nombre n’a fait qu’augmenter. L’État réalise très bien l’importance de leur rôle », explique Véronique Allard du ROCGIM.

En effet, aujourd’hui on estime le nombre d’organismes en action communautaire autonome à 4 000 pour l’ensemble du Québec. Leur pertinence est reconnue par le réseau public de la santé qui les considère comme des partenaires de premier plan, indique Mme Allard.

« Déjà dans les années 80, le réseau les considérait comme des partenaires. C’est à cette période que le programme de soutien aux organismes communautaires (PSOC) a été fondé. Il est géré par les différents centres de santé.»

Une approche renouvelée

Cette professionnalisation se manifeste surtout par l’ajout de nombreux regroupements et de table de concertation. « Ces organismes répondent avant tout au besoin du milieu et non du réseau. Ils ont des pratiques alternatives. Ils n’exercent pas le même rôle. Ils sont là avant tout pour répondre aux besoins de leurs membres. C’est la base de l’action communautaire autonome », enchaîne Mme Allard.

Dans un monde idéal, les besoins se devraient d’être comblés, mais on est encore loin, soulève-t-elle. « Le système de santé actuel est malade. On ne se le cachera pas », affirme cette représentante du ROCGIM. « Il y a de plus en plus de trous de service. Les organismes sont là, mais ils ne sont pas financés adéquatement. Ils ont de la difficulté à recruter du personnel. On est solidaire. Comme toujours, on a toujours été façonné par les décisions politiques et on se mobilise pour la justice sociale. »

Une problématique importante

Au prochain conseil d’administration du CISSS Côte-Nord, les administrateurs décideront comment le 1,1 million de dollars supplémentaire dans le programme de soutien aux organismes communautaires sera distribué.

« Ça aide grandement. On ne peut que s’en réjouir. Ils vont mieux répondre aux besoins et arriver à conserver leurs employés. Ça ne peut qu’être profitable à la population », avance la coordonnatrice de la TROC Côte-Nord, Nancy Lamontagne.

Ceci constitue bien sûr une avancée dont le milieu communautaire se réjouit même si le manque de financement est estimé aujourd’hui à près de 6 millions de dollars. « Dans certains cas, on demeure une alternative au réseau public. Le sous-financement implique l’organisation de multiples activités de financement, ajoute-t-elle. La population se retrouve davantage sollicitée. Ça devient difficile pour certains organismes de récolter des fonds. »

Un acteur clé du communautaire

Fondée en 1993, la TROC Côte-Nord représente 96 organismes communautaires ainsi que six membres partenaires dans l’ensemble de la région. Elle en est leur principale interlocutrice sur le plan politique. Elle fait partie de la grande famille des Organismes Communautaires Autonomes en Santé et Services Sociaux (OCASSS) et agit à titre d’agent de transformation sociale.

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