Un documentaire audio sur la vie en Basse-Côte-Nord

Photo de Vincent Rioux-Berrouard - Initiative de journalisme local
Par Vincent Rioux-Berrouard - Initiative de journalisme local
Un documentaire audio sur la vie en Basse-Côte-Nord
(Photo : Photo : courtoisie)

À l’hiver 2018, Éloïse Demers-Pinard et Nicolas Lachapelle se sont rendus sur la Basse-Côte-Nord pour réaliser le documentaire audio Par delà la 138.

Le balado tente de documenter la vie des habitants de la Basse-Côte-Nord qu’on appelle les Coasters. Éloïse Demers-Pinard affirme : « Le documentaire parle d’enracinement et de déracinement. On aborde les choix déchirants que doivent faire les gens de cette région à savoir s’ils continuent à vivre en Basse-Côte-Nord où ils partent.»

Nicolas Lachapelle ajoute : « On voulait montrer le dilemme entre l’amour pour le territoire qu’ont les Coaster face aux facteurs qui les poussent à quitter la région que ce soit pour trouver un emploi, trouver l’amour ou pour aller à l’école. Tous les Coasters sont pris dans ce déchirement entre rester ou partir.»

Pour ce faire, les deux réalisateurs présentent le récit de quatre personnes dans leur balado qui donne un portrait des enjeux diversifiés auxquels les habitants de la Basse-Côte-Nord sont confrontés.

L’utilisation du documentaire sonore permet d’avoir un sentiment plus intime lors de l’écoute selon Mme Pinard-Demers. Elle affirme que les gens sont plus tentés à se confier à un micro plutôt qu’à la caméra. Les deux réalisateurs affirment qu’ils ont tenté de créer du cinéma pour les oreilles en enregistrant les sons de la vie quotidienne des gens de la Basse-Côte-Nord dans leurs activités.

La réalisation de ce documentaire s’est déroulée sur une période de cinq semaines. Les deux réalisateurs ont alors traversé en ski de fond la Basse-Côte-Nord de Kegaska à Blanc-Sablon. Un périple d’environ 500 km.

Il s’agissait d’un défi physique plutôt important de réaliser cette traversée en ski de fond surtout qu’il devait traîner avec eux tout le matériel d’enregistrement qui est assez lourd. Pour Éloïse Demers Pinard, qui avait commencé seulement deux mois plutôt à faire du ski de fond. « Il y a des journées que je trouvais cela très difficile et je me demandais pourquoi j’avais choisi de m’embarquer là-dedans » , affirme Éloïse.

Autant Éloïse Demers-Picard que Nicolas Lachapelle affirment avoir été marqués par la beauté des paysages, mais aussi par l’hospitalité et l’accueil chaleureux qui leur a été offert par les résidents de la Basse-Côte-Nord. « Les gens sont super accueillants. On dirait que l’isolement et le côté un peu austère du territoire sont vite oubliés par un excès de chaleur humaine. Les gens nous accueillaient et nous offraient à manger.»

Le documentaire sonore sera présenté à l’occasion des 23e Rencontres internationales du documentaire de Montréal (RIDM) le 15 novembre. Vous pourrez l’écouter alors qu’il sera diffusé sur la page Facebook de RIDM à 17h.

* À noter que bien que ce documentaire ait été réalisé par deux journalistes actuellement à l’emploi de Radio-Canada, le Balado n’est pas reliée la Société Radio-Canada.

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