Un début de réouverture qui soulage les commerces

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Par Vincent Rioux-Berrouard - Initiative de journalisme local
Un début de réouverture qui soulage les commerces

C’est le 4 mai que certains commerces de détails ont pu rouvrir leurs portes à la clientèle. Il s’agissait d’une réouverture souhaitée par plusieurs acteurs du milieu économique.

C’est donc par un lundi pluvieux que certains commerces, qui avait du fermer boutique temporairement depuis près d’un mois et demi, ont pu à nouveau accueillir des clients.

Chez Sept-Îles Chasse et Pêche, le commerce rouvrait ses portes ce lundi. Il a été forcé au courant des dernières semaines de ne seulement accepter que des commandes téléphoniques.

Des commerçants soulagés

En ce lundi, en début d’après-midi, les clients commençaient à arriver. Évidemment, pour l’entreprise il est encore trop tôt pour savoir si les gens reviendront comme avant le début de la crise de la COVID-19 parce qu’il y a encore beaucoup d’incertitudes par rapport au futur.

Pour la Mercerie Armand Charette, de nombreuses mesures ont dû être mises en place pour permettre une réouverture. Ainsi, le nombre de clients devra être limité à deux personnes à l’intérieur du magasin.

M. Charette nous confie qu’il s’agit d’un soulagement de pouvoir enfin rouvrir son entreprise.

La Chambre de commerce de Sept-Îles Uashat-Mak Mani-Utenam a accueilli avec enthousiasme le plan de réouverture graduelle des entreprises. Le plan de relance du gouvernement devrait durer plusieurs semaines. La Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ) demande au gouvernement de mettre en place des soutiens financiers pour que les entreprises puissent respecter les normes sanitaires en vigueur qui auront un coût pour les entreprises.

« Nos entreprises de la région de Sept-Îles et Uashat-Mak Mani-Utenam (CCSIUM) devront s’adapter rapidement aux nouvelles réalités, notamment pour appliquer les nouvelles règles sanitaires. Les coûts engendrés seront bien évidemment considérables pour chacune d’entre elles, et il est essentiel de leur apporter un soutien financier » , affirme le président de la CCSIUM, David Héroux.

Programme d’aide aux PME

De son côté, la Chambre de commerce de Port-Cartier (CCPC) en plus de la FCCQ, salue l’annonce du gouvernement fédéral concernant l’aide d’urgence pour le paiement du loyer des PME.

Avec ce programme, les PME pourront recevoir une aide qui couvrira 75% du coût du loyer pour le mois d’avril, de mai et de juin. Les PME, les OBNL et les organismes de bienfaisance qui paient moins de 50 000$ en loyer par mois sont éligibles.

« Nos entreprises ont été profondément impactées par cette crise et ce programme d’aide d’urgence permettra de les soulager de leur situation précaire », a souligné Michel Gignac, président de la FCCQ. Il ajoute: « Il est important de rester à l’écoute des entreprises de nos régions afin de mettre en place des mesures en adéquation avec leur besoin et le versement rapide de ces sommes reste une priorité.»

Par contre, la FCCQ et la CCPC ne partagent pas le même enthousiasme par rapport à la prestation canadienne d’urgence pour la PCU. Selon eux, cette aide pourrait avoir des effets imprévus. Ils affirment que les montants offerts ne créent pas de réel incitatif au travail. Ainsi,le recrutement d’employés pourrait donc être compliqué pour les entreprises.

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