Traversiers : des questions toujours sans réponse pour Pascal Bérubé

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Par Steeve Paradis
Traversiers : des questions toujours sans réponse pour Pascal Bérubé
Martin Ouellet et Pascal Bérubé réclament du ministre des Transports, François Bonnardel, des réponses dans la crise des traversiers, qui frappe les deux régions qu’ils représentent.

Le chef intérimaire du Parti québécois, Pascal Bérubé, a encore beaucoup plus de questions que de réponses dans le dossier des traversiers reliant les rives sud et nord du Saint-Laurent. Et sa mésaventure de jeudi lui a apporté d’autres interrogations.

M. Bérubé a alors découvert une situation qui a déjà frappé plusieurs Nord-Côtiers et Charlevoisiens, à savoir un bris à la traverse Tadoussac-Baie-Sainte-Catherine. On se souviendra que le Jos-Deschênes II a heurté jeudi après-midi le quai de Baie-Sainte-Catherine, entraînant ainsi l’interruption du service jusqu’à nouvel ordre.

« En partant de Québec pour venir ici (à Baie-Comeau), on se disait que ça irait bien parce qu’on n’avait pas besoin de traverser à Matane, mais en arrivant à Baie-Sainte-Catherine, c’était une autre histoire », a lancé M. Bérubé, qui était accompagné du leader parlementaire du parti et député de René-Lévesque, Martin Ouellet.

« Les gens venaient nous voir et nous disaient : aidez-nous, défendez-nous. Il y en a une solution et elle est toute trouvée, c’est un pont sur le Saguenay », a-t-il clamé.

Martin Ouellet a saisi la balle au bond. « Le bureau de projet du pont est mort présentement. (…) On ne comprend pas pourquoi on ne règle pas cet enjeu afin de voir comment ça peut coûter. Lancez l’appel d’offres pour qu’on valide les chiffres. Ensuite, les politiciens se prononceront à savoir si ça peut se faire ou non », a déclaré le député, invitant au passage le premier ministre François Legault à éviter de se commettre dans ce dossier avant de voir les chiffres.

« Quand on entend que le troisième lien (à Québec), c’est pour l’est du Québec, lâchez-nous avec ça », de renchérir Pascal Bérubé. « Ce que ça prend, ce sont des traversées fiables, un pont sur le Saguenay, le prolongement de la 138 jusqu’à Blanc-Sablon et un transport aérien qui ne coûte pas un fonds de pension à utiliser. »

Le F.-A.-Gauthier

Le chef intérimaire du PQ en avait aussi long à dire sur ce qu’il a appelé « la crise des traversiers », crise qui met notamment en vedette le F.-A.-Gauthier, hors service depuis maintenant près d’un an.

M. Bérubé veut notamment savoir quel est l’échéancier pour le retour en service du navire. Il veut aussi connaître l’avenir du Saaremaa I, qui assure la liaison Matane-Côte-Nord en attendant le retour du F.-A.-Gauthier.

« Qu’arrivera-t-il avec le Saaremaa? Ira-t-il à Rivière-du-Loup? S’il devient le navire de relève de la STQ, il doit toujours être à proximité », prévient-il.

Parlant du Saaremaa I, pas souvent en fonction comme le savent ses usagers, Pascal Bérubé entend bien l’utiliser samedi pour rentrer dans ses terres matanaises. « Si demain, je ne traverse pas à Godbout, vous allez encore entendre parler de moi », a-t-il conclu à l’endroit des scribes et surtout, de la Société des traversiers du Québec.

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