Tournoi international de hockey pee-wee de Québec : un beau défi pour les Basques de Sept-Îles

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Par Sylvain Turcotte
Tournoi international de hockey pee-wee de Québec : un beau défi pour les Basques de Sept-Îles
Les Basques de Sept-Îles pee-wee BB n'ont pratiquement pas connu la défaite cette saison. Ils ont perdu que deux fois, notamment en finale du Tournoi Fer-O (photo). Un beau défi les attend avec leur participation au Tournoi international de hockey pee-wee de Québec dans la classe AA. Photo Michel Frigon

Ils sont nombreux les jeunes hockeyeurs à rêver à la LNH. Mais il y a peu d’appelés, peu d’élus. Au hockey mineur, ils sont plusieurs à envier une participation au Tournoi international de hockey pee-wee de Québec, le plus gros tournoi au monde de cette catégorie d’âge. L’édition 2019-2020 des Basques de Sept-Îles pee-wee BB goûtera à sa 61e édition (12 au 23 février) dès dimanche.

C’est un beau défi qui se présente à la formation dirigée par Stéphane Gagné, Yann Rodgers, Dave Lebrasseur et Dany Lebrun, une participation dans la classe AA, un calibre supérieur à ce qu’ils évoluent en ligue.

« On souhaite être là pour huit jours. Ce sera un beau défi dans le AA. On sera les négligés, on n’a pas à prouver, mais à aller chercher », souligne Yann Rodgers, qui occupe le rôle d’entraîneur adjoint et de gérant.

C’est ce dimanche 16 février, 18 h, au Centre Vidéotron, que l’aventure commencera pour la formation septilienne, qui compte aussi dans ses rangs deux joueurs de Port-Cartier et quatre de la Minganie (un de Longue-Pointe-de-Mingan et trois de Havre-Saint-Pierre). Leurs premiers adversaires seront les Bulls de Tampa Bay.

Gagne ou perd, le deuxième duel officiel sera mardi, soit contre les Golden Knights Jr de Vegas ou le Evry-Viry de Paris. Peu importe le résultat de ce deuxième affrontement, une partie hors-concours est à l’horaire des Basques pour le mercredi face au Austrian Select (Autriche).

Du déjà vu

L’aventure et la frénésie du Tournoi international de hockey pee-wee de Québec n’ont plus de secrets pour trois des seize joueurs des Basques, qui auront certainement un rôle de mentor auprès de leurs coéquipiers. Alex Rodgers, Hugo Gagné et Dylan Monger ont vécu le tournoi il y a un an. « On va demander à ces trois jeunes d’aider leurs coéquipiers à gérer leurs émotions. Ils seront beaucoup sollicités », mentionne M. Rodgers

Yann, Stéphane Gagné et Dave Lebrasseur pourront aussi parler de ce qu’ils ont vécu à ce tournoi, le premier se trouvait derrière le banc l’an passé, le second y était comme parent et le troisième y a participé comme joueur il y a une vingtaine d’années.

Parcours presque sans faille

En saison régulière et en tournoi, le mot « défaite » est très peu apparu au terme d’un match.

Les Basques n’ont perdu que deux fois en 30 parties depuis le début de la saison, la plus récente, en finale du Tournoi Fer-O, à la maison, devant leurs rivaux nord-côtiers, les Vikings de Baie-Comeau. Un revers qui est tombé à point, alors que les hockeyeurs ont saisi de plein fouet ce que leurs entraîneurs leur martelaient depuis quelques semaines. Les punitions et le jeu individuel auront coûté le titre.

Les jeunes Basques, gagnants du Tournoi de Baie-Comeau, ont su rebondir par la suite, disputant ses meilleures parties de la saison la semaine d’après au Saguenay.

Le Tournoi international de hockey pee-wee de Québec représente cependant leur « nanane » de la saison. L’enjeu est surtout une participation à la Coupe Dodge, les Championnats provinciaux en avril (15 au 19) à Sept-Îles pour le pee-wee BB. Pour y être, les Basques devront avoir le numéro de leur bête noire baie-comoise dans un 3 de 5 au début avril lors des Championnats régionaux à Baie-Comeau.


Plus que du hockey

Si le personnel d’entraîneurs veut que l’attention soit portée sur le hockey, le temps de deux heures lorsqu’une partie est à l’horaire, le reste du temps, il souhaite que les jeunes profitent de l’événement et de tout ce que ça entoure.  

« Ils doivent profiter de cette semaine, de l’événement, de Québec. On parle beaucoup aux jeunes des à-côtés du tournoi. Les épinglettes, les anciennes vedettes, l’effet de la foule, pour qu’ils aient une bonne idée de quoi ça l’air », évoque Yann Rodgers.

Et des anciens de la LNH, il y en a plusieurs qui défileront au Centre Vidéotron, que ce soit comme invités ou comme entraîneurs d’une équipe participante. Ils sont plus d’une quarantaine. Parmi eux, Éric Lindros, Owen Nolan, Mike Bossy, Ken Dryden, Jari Kurri, Jean-Sébastien Giguère et Evgeni Nabokov.

Les joueurs des Basques auront un aperçu tôt dimanche en s’imprégnant du Centre Vidéotron. « Pour le hockey, on ne change pas leur routine, c’est leur dada », indique Yann Rodgers, qui assure qu’autant le parent que le jeune deviennent fan lors du Tournoi international de hockey pee-wee de Québec. « C’est l’expérience d’une vie! »

Bon tournoi!

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