Toujours l’incertitude dans les offres d’achat pour l’Apollo

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Par Charlotte Paquet
Toujours l’incertitude dans les offres d’achat pour l’Apollo
L'Apollo, qu'on aperçoit ici dans son ancienne vie avant son achat par la Société des traversiers du Québec, intéresse deux éventuels acheteurs. (Photo : Gary Landry)

La Société des traversiers du Québec (STQ) a guidé une visite à bord du navire Apollo, la semaine dernière, à l’intention de cinq entreprises qui pourraient être intéressées à en faire l’acquisition.

Preuve que le traversier immobilisé dans le port de Québec depuis plusieurs semaines soulève tout de même une certaine envie, sept sociétés avaient répondu à l’avis d’intérêt publié par la STQ et qui a pris fin le vendredi 10 mai. Cette dernière avait même retardé de deux jours la date limite après avoir été informée que d’autres entreprises souhaitaient se manifester.

Sur les sept qui se sont manifestées, cinq se sont prévalues de la visite orchestrée le 14 mai, confirme Alexandre Lavoie, porte-parole de la STQ. Un chef mécanicien et des officiers ont dirigé l’activité et répondu aux questions des visiteurs.

On se souviendra que la société d’État a décidé de se débarrasser du vieux navire de 50 ans, qu’elle avait payé 2,1 M$ afin de prendre la relève du F.-A.-Gauthier entre Matane et la Côte-Nord, forcé de déclarer forfait en décembre 2018 en raison d’un bris à son système de propulsion. Finalement, la STQ aura mis fin à l’aventure de l’Apollo en mars après avoir déboursé au total 3,5 M$.

M. Lavoie précise que ce qui adviendra du traversier est loin d’être décidé. Le processus en est à ses débuts. Il reste à savoir si l’étape des visites se matérialisera par une ou des offres d’achat d’ici la date limite du 24 mai. À la fin de la semaine dernière, aucun visiteur n’avait encore déposé une offre.

Et même si une proposition d’achat était formulée, encore faudra-t-il que la STQ analyse les propositions afin de s’assurer qu’elles respectent en tous points les conditions de l’avis d’intention, notamment que le navire batte pavillon canadien et que son acquéreur l’opère pendant au moins un an sans qu’il ne quitte le pays.

«On est optimiste, mais un optimisme prudent», précise M. Lavoie.

Autres possibilités

Si la STQ ne parvient pas à vendre l’Apollo, au moins deux autres options pourraient se présenter, soit son démantèlement ou son transfert à Godbout pour servir de récif artificiel dans le cadre de la création d’un site de plongée sous-marine.

«L’envoi à Godbout, c’est sûr que l’option va être considérée», assure le porte-parole. Entre ça et le démantèlement par un recycleur, comme cela avait été le cas du Camille-Marcoux en 2017, c’est la proposition la moins coûteuse qui sera privilégiée.

Faut-il rappeler que Transports Canada a retiré à l’Apollo l’autorisation de naviguer après le passage à bord des enquêteurs du Bureau de la sécurité des transports à la suite de la collision avec le quai de Matane, survenue peu de temps après une première collision du genre à Godbout.

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