Suppression des postes de commissaire scolaire : Rodrigue Vigneault manifeste sa vive déception

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Par Éric Martin
Suppression des postes de commissaire scolaire : Rodrigue Vigneault manifeste sa vive déception
En raison du projet de loi 40, Roger Vigneault a dû renoncer à ses fonctions de commissaire scolaire avec beaucoup d'amertume.

Même s’il quitte la tête haute après près de 20 ans de loyaux services et avec le sentiment du devoir accompli, l’ancien président du conseil des commissaires de la Commission scolaire du Fer, Rodrigue Vigneault, aurait espéré une fin de mandat bien différente et surtout plus respectueuse. Il demeure convaincu que « ce brassage de cartes » de la CAQ, qui découle de la loi 40, ne fonctionnera pas et n’engendrera pas les économies escomptées. 

Rodrigue Vigneault estime avoir contribué du mieux qu’il le pouvait à faire avancer la Commission scolaire du Fer au cours des 20 dernières années. Il aurait souhaité une meilleure écoute de la part de l’actuel ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge. « On a proposé plusieurs alternatives pour faire les choses différentes et pour maintenir un minimum d’élus. Nous n’avons pas été écoutés. La CAQ a une haine viscérale envers les élus scolaires. On nous traite comme des voleurs, des nuisances publiques », conteste-t-il.

Il ressort visiblement très amer de cette aventure à un point tel qu’il n’entend plus faire de bénévolat. « J’y ai littéralement mis toutes mes tripes. J’en ressors complètement brisé », exprime-t-il. « On nous a empêché tous recours qu’ils soient administratifs ou pécuniaires. On a gelé tous nos fonds. On nous a littéralement coupé l’herbe sous les pieds. On ne fait ici que créer une nouvelle structure pour en remplacer une autre. »

L’ancien président de la Commission scolaire du Fer considère fortement que ce « brassage de cartes » ne s’accompagnera pas d’économie quelconque telle que promise par la CAQ. « Ça va coûter plus cher à tout le monde. La taxe scolaire ne disparaîtra pas pour autant. Aucun commissaire n’a envie de travailler dans cette nouvelle structure » soulève-t-il « Ce qu’on propose, c’est un changement de structure qui n’apportera rien de plus aux étudiants. »

La Commission scolaire réagit

De son côté, la Commission scolaire du Fer se fait rassurante en indiquant que cette transformation des commissions scolaires en centres de services scolaires se fera de manière progressive. Une période de transition est prévue à cet effet dans la loi 40.  La tâche reviendra à son directeur général, Richard Poirier, de mettre en place convenablement cette nouvelle structure et d’en assurer son succès. Sur ce point, il demeure confiant. Il croit sincèrement que ces changements n’auront aucune incidence sur la réussite des élèves et sur l’offre des services auxquels ils ont droit.

M. Poirier reconnaît également l’apport et l’implication des membres du conseil des commissaires. Un rôle important qu’ils ont bien su exercer tout en s’assurant que les élèves reçoivent les services auxquels ils ont droit. Il adresse également des remerciements à Rodrigue Vigneault pour le temps et l’énergie investis dans ces fonctions de président et pour sa conviction du bien-fondé de l’éducation publique.

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