Sherbrooke s’intéresse aux problématiques vécues au-delà du 49e parallèle

Par Démo Journaliste
Sherbrooke s’intéresse aux problématiques vécues au-delà du 49e parallèle

Des étudiants de l’École de politique appliquée de l’Université de Sherbrooke organisent à la fin du mois, un colloque sur le développement nordique : Développer sans perdre le nord. C’est après une recherche-terrain effectuée dans la région par une quinzaine d’étudiants en mai dernier que l’initiative est née.

Une douzaine de conférenciers issus du milieu de l’industrie, du monde politique, de groupes de pressions, d’organismes non gouvernementaux, ou encore de communautés autochtones, y prendront part. André Michel, biologiste de Uashat mak Mani-Utenam, Jean-François Albert, directeur du Centre d’intervention le Rond-Point et Catherine de Grandpré, d’ArcelorMittal figurent notamment sur la liste des intervenants. Le principal objectif est de sensibiliser les étudiants aux problématiques vécues entre le 49e et le 53e parallèle.

Du sud au nord
Au cours de leur démarche, les étudiants sherbrookois ont visité les sièges sociaux de différents acteurs du développement nordique à Montréal, d’ArcelorMittal en passant par Greenpeace. Ils sont également venus constater les faits sur place, à Sept-Îles, Baie-Comeau, Fermont et Havre-Saint-Pierre. Ils ont relevé de nombreuses problématiques : décrochage scolaire très élevé, dépendance à la drogue et l’alcool.

Des paniers d’épiceries jusqu’à 30 % plus chers, la crise du logement. «Ce sont toutes des problématiques que l’on connait moins dans le sud, mais qui sont frappantes et qui touchent le plus le quotidien des citoyens dans le nord», a constaté Nicolas Trudel, cofondateur et porte-parole du colloque.

Confronter les idées
C’est la première fois que l’on s’intéresse au développement nordique à l’Université de Sherbrooke. Le cofondateur du colloque croit que l’événement viendra semer une graine dans l’esprit des étudiants, qui pourrait venir faire une différence à long terme. «Ce sont eux plus tard qui iront travailler dans les ministères, en journalisme, dans le milieu politique. Ils pourront avoir une influence auprès de leur entourage et faire avancer le débat», a souligné M. Trudel.

Le sujet sera exploré à travers trois thématiques : le développement économique et la protection du territoire, le développement nordique et la condition de la femme, ainsi que les enjeux sociaux du développement économique. «On veut vraiment faire confronter les idées. Sur chaque panel, nous aurons quelqu’un de l’industrie, une personne d’un groupe de pression et un intervenant plus neutre pour donner un portrait global de la situation», a mentionné Nicolas Trudel.

Le colloque Développer sans perdre le nord sera aussi diffusé en direct sur le web, le 27 novembre, sur le site du centre culturel de l’Université de Sherbrooke.

(Photo: archives – Le Nord-Côtier)

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