Sept-Îles: Séance du conseil peu ordinaire

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Par Éditions Nordiques
Sept-Îles: Séance du conseil peu ordinaire
Guylaine Lejeune agissait comme pro-maire lors de la conseil municipal du 26 novembre dernier.

Intervention colorée au micro de Bernard «Rambo» Gauthier, demande de démission du maire de la part d’un citoyen, Louisette Doiron-Catto qui quitte la salle, accusation de doigt d’honneur et tension palpable. Le conseil municipal du 10 novembre n’aura pas été de tout repos.

Lors de son intervention au micro, à la période de questions des citoyens, Bernard Gauthier a démontré au maire Réjean Porlier son opposition à un référendum sur le projet Mine Arnaud.

«Pourquoi on ne laisserait pas les professionnels s’occuper de ça? Le conseil des ministres consultera le BAPE avec les modifications que le promoteur aura effectuées, pis lui décidera. Là, on est en train de diviser la ville, pis on a des professionnels qu’on paye», a affirmé le représentant syndical.

«Je sais que le gouvernement qu’on a, ce n’est pas le Klondike, mais on a beau espérer, qu’eux autres, la santé et sécurité de la population de Sept-Îles, il va faire ce qu’il a à faire. Pourquoi faire un référendum si nos professionnels sont là pour déclarer si c’est acceptable ou pas?», s’est questionné Bernard Gauthier.

«Là, si tu (le maire) me parles de sauver des grenouilles et des couleuvres, t’as un hostie de problème! La santé, ça m’intéresse. La qualité de l’eau aussi, mais pour le reste, ça fait dure à Sept-Îles. Si tu me dis que tu veux prioriser les grenouilles et les sauterelles au détriment des pères de famille, là il y a un problème», s’est insurgé le syndicaliste.

Réjean Porlier a rappelé qu’un référendum serait «une carte dans nos poches» s’il n’y avait pas de garanties de Québec quant aux études supplémentaires demandées par le BAPE.

«Rambo» a aussi fait part d’une deuxième crainte, celle de la mobilité provinciale de la main-d’œuvre. «C’est bien beau aller chercher des projets, mais là, ce n’est pas nous autres qui les construit», a lancé Bernard Gauthier.

Réjean Porlier a dit du ministre Sam Hamad, par rapport aux recommandations de la Table sur la main-d’œuvre en construction, «qu’il s’en venait avec ça». «Christ qu’il s’en vient pas vite!», a répliqué «Rambo».

Démission du maire demandée
Un citoyen s’est présenté au micro pour demander la démission du maire Réjean Porlier. «M. Porlier, un maire doit être un rassembleur. Une personne capable de rallier les personnes avec lui. Moi ce que je pense, c’est que la population et le conseil ne vous font plus confiance. Je crois que vous n’avez pas les qualités et les compétences pour un tel poste. Ma question, quand allez-vous démissionner?», a-t-il lancé.

Réjean Porlier a répondu qu’il ne s’était «pas lancé dans la campagne pour un référendum» et que cette promesse n’était «qu’un des éléments» de sa campagne. «Et ce n’est pas juste les contres, j’imagine, qui peuvent voter (à un référendum)», a plus tard mentionné le maire.

Catto quitte la salle
La conseillère du secteur Moisie-Les Plages, Louisette Doiron-Catto, a mentionné, lors du tour de table des conseillers, qu’elle allait quitter la salle s’il y avait des questions sur Mine Arnaud. «Moi, parler de Mine Arnaud, j’en ai assez. On ne peut pas changer quoi que ce soit. Si on me parle de Mine Arnaud ce soir, moi je quitte la salle», a affirmé la conseillère.

Invitée par le maire à respecter les inquiétudes des citoyens, Mme Catto s’est ravisée en mentionnant que «par respect» elle allait «essayer de rester». Alors que la période de questions a été dominée par ce sujet, Mme Catto s’est levée et a quitté l’assemblée. «Bon, moi j’en ai assez. Je quitte la salle», a lancé la conseillère.

Accusation de doigt d’honneur
Un autre citoyen a accusé le conseiller Guy Berthe de lui avoir proféré un doigt d’honneur, alors qu’il revenait de la marche du 2 novembre pour un référendum, pancarte à la main. M. Berthe n’a pas semblé nier le geste, mentionnant que ce qu’il faisait sur son terrain le regardait.

Le citoyen a cependant affirmé que le geste aurait été proféré, alors que le conseiller était dans sa voiture.

(Photo : Le Nord-Côtier)

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