Sept-Îles accueillera sa première épicerie spécialisée dans le vrac

Sept-Îles accueillera sa première épicerie spécialisée dans le vrac

Évelyne Lalancette, copropriétaire du Renard Bleu.

Crédit photo : Christel Cummings

Le Renard Bleu, épicerie en vrac, s’est établi il y a six mois à Port-Cartier. Le concept a monté en popularité à un tel point que les propriétaires sont en voie d’ouvrir une succursale à Sept-Îles.

Évelyne Lalancette est copropriétaire du Renard Bleu avec son conjoint. Ils sont arrivés dans la région en 2011.

«En mettant le pied ici pour la première fois, on a été frappé par les prix dans les épiceries. Pour exactement le même panier, on était surpris de voir qu’on payait au moins 40 $ de plus qu’au Saguenay», s’étonne-t-elle encore.

En ouvrant la première épicerie en vrac sur la Côte-Nord, Mme Lalancette a voulu offrir à la communauté quelque chose qui serait à la fois plus abordable et meilleur pour la santé.

«Je dis toujours aux gens qui me le demandent que si je me suis lancée dans le projet, c’est parce que j’avais faim», affirme-t-elle. «Il faut être conscients aussi à quel point ça peut être un cauchemar pour quelqu’un qui a des intolérances alimentaires, comme moi, d’aller faire l’épicerie. Il faut scruter les listes d’ingrédients de tous les aliments qu’on achète. Au Renard Bleu, nul besoin de le faire, nos aliments sont tout ce qu’il y de plus naturel», poursuit-elle.

L’épicerie zéro déchet

L’épicerie en vrac, c’est aussi entrer dans le mouvement «zéro déchet». Une tendance tout à fait cohérente étant donné le contexte mondial, explique Mme Lalancette.

«Ce que l’on recycle, c’est envoyé en Chine pour être transformé et nous revenir à nouveau. C’est un peu paradoxal. Mais il y aussi le fait qu’on est pris de plus en plus avec nos matières recyclées au Québec. La Chine demande des taux de pureté très élevés et ne veut plus acheter nos matières. On se retrouve ainsi avec énormément de rebus», dit-elle.

Très sensibilisée en la matière, la jeune commerçante affirme que réduire la quantité de déchets produits fait partie de la solution. En apportant leurs propres contenants, les clients du Renard Bleu contribuent à cette démarche.

Une succursale à Sept-Îles

Le Renard Bleu n’a pas encore un an que des nouveaux projets se pointent déjà. Après avoir été retenu comme finaliste aux Dragons Sept-Rivières et avoir participé à la compétition nationale du Défi OSEntreprendre, l’épicerie en vrac ouvrira un deuxième point de service pour sa clientèle de Sept-Îles. C’était la prochaine étape logique, explique la propriétaire.

«Les fins de semaine, notre clientèle est majoritairement composée de gens de Sept-Îles. Ils sont prêts à faire une heure et demie de route pour venir faire leur épicerie chez nous, à Port-Cartier! Vous pouvez vous imaginer qu’on n’est pas inquiets à savoir si ça va marcher ou non», laisse-t-elle entendre, confiante. Évelyne Lalancette et son conjoint en sont présentement à visiter divers endroits pour établir leur nouvelle enseigne. Elle n’a cependant pas voulu s’avancer sur une date d’ouverture pour le moment. Dans les nouveaux locaux, les gens pourront retrouver les mêmes produits et la même ambiance, mais avec une offre qui pourrait être plus diversifiée. Elle tient toutefois à rassurer sa clientèle.

«Port-Cartier va demeurer la maison-mère, le renard en chef.Il faut maintenir une offre aux deux endroits, c’est important pour nous.»

L’épicerie lente, comme se plait à l’appeler Évelyne Lalancette, représente à son avis l’avenir. Avec de plus en plus d’épiceries en vrac au Québec, la tendance est là pour rester croit-elle.

«Ce sont des endroits avec une ambiance plus zen, où on prend le temps de se parler. Les gens apprécient cette proximité. C’est un peu comme le retour du magasin général d’époque», souligne la commerçante.