Route 138 – «Toute la Côte-Nord parle d’une seule voix» – le ministre Champagne

Photo de Sylvain Turcotte
Par Sylvain Turcotte
Route 138 – «Toute la Côte-Nord parle d’une seule voix» – le ministre Champagne
Le ministre de l’Infrastructure et des Collectivités du Canada, François-Philippe Champagne (au centre), a rencontré plusieurs élus et chefs pour parler de la 138 en ce mercredi 23 janvier à Sept-Îles.

Le désenclavement de la route 138 n’aura jamais autant alimenté les discussions à Ottawa que dans les trois derniers mois. Le ministre de l’Infrastructure et des Collectivités du Canada, François-Philippe Champagne, était de passage à Sept-Îles en ce mercredi 23 janvier pour tenir une promesse adressée aux élus nord-côtiers lors de leur passage dans la capitale fédérale en novembre dernier.

Le prolongement de la route 138, voire sa terminaison, était au cœur des discussions qu’a eues le ministre avec les élus (maires et chefs de communautés) et intervenants de la Côte-Nord lors de sa visite à Sept-Îles.

Et ils étaient très nombreux, de partout sur le territoire, et même de Terre-Neuve/Labrador.

«Toute la Côte-Nord a parlé d’une seule voix. J’ai déjà eu deux ou trois rencontres avec François Bonnardel (ministre provincial des Transports) pour la 138. C’est le provincial qui décide en premier. Tout le monde est en mode solutions», a indiqué le ministre Champagne, conscient de l’importance de ce dossier pour que la région puisse bâtir son plein potentiel.

Premier pas

La réalisation de deux tronçons (Kegaska à La Romaine et Tête-à-la-Baleine à La Tabatière – environ 75 km au total) pourrait s’amorcer dans les prochains mois. «Les choses avancent bien, il ne reste que quelques autorisations à avoir. On est plus proche que ce qu’on n’a jamais été», a-t-il souligné. Québec a d’ailleurs demandé une participation du fédéral à la hauteur de 94 M $ selon ce que rapporte La Presse.

Pour l’autre partie, celle de rallier Blanc-Sablon à 138, le projet est plus ambitieux. C’est ce que réclament les élus et intervenants. Il se chiffre à 1,2, voire 1,5 milliard de dollars «Il faut regarder les différentes alternatives», convient M. Champagne.

Il invite les acteurs à saisir les opportunités et à être ambitieux. Il a souligné plus d’une fois le slogan de la Chambre de commerce de Sept-Îles, «Ensemble, voir loin», lors de son discours.

Autres enjeux

L’achat local, la pénurie de la main-d’œuvre, la mobilisation et la collectivité (Internet et réseau cellulaire) et les infrastructures, modernes, résilientes et vertes; pour garder les gens en région, font aussi parties des enjeux sur lesquels M. François-Philippe Champagne a été interpellé ou qu’il est aux faits.

«Il y a beaucoup d’enjeux soulevés. En infrastructure récréative et sociale, il y a 288 M $ pour les dix prochaines années. Les demandes doivent être déposées et il faut travailler avec Québec».

Le ministre a mentionné que le «1/3, 1/3, 1/3» n’est plus. Le gouvernement fédéral investit à hauteur de 60% sur les projets en infrastructures (33% pour le provincial). Il ne reste donc que 7% à financer par les municipalités.

M. Champagne a également eu des discussions «intéressantes» avec Pierre D. Gagnon, le directeur du Port de Sept-Îles, troisième port en importance au Canada (après celui de Vancouver et de Montréal) et le seul en Amérique du Nord à pouvoir recevoir les navires Chinamax.

Une visite des installations du Centre régional d’éducation des adultes Uashat et du Cégep de Sept-Îles était aussi au programme du passage du ministre de l’Infrastructure et des Collectivités du Canada. Il a d’ailleurs vanté les lieux. «On m’en a mis plein la vue».

Partager cet article