Ressource de réinsertion Le Phare : des installations à dimension humaine

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Par Éditions Nordiques
Ressource de réinsertion Le Phare : des installations à dimension humaine
La qualité des fibres, à la suite de leur tri par les employés, est un élément qui distingue grandement la ressource de réinsertion Le Phare par rapport aux autres centres de tri au Québec.

La population de Sept-Îles et de Port-Cartier a été conviée à faire la visite des installations de la ressource de réinsertion Le Phare, le 22 septembre. Une activité au cours de laquelle son directeur général, Éric Aubin, a fait mention des distinctions récemment accordées par Recyc-Québec à ce centre de recyclage.

Éric Martin   

Malgré l’automatisation de plusieurs centres de tri, M. Aubin continue de croire à l’efficacité du tri manuel des fibres. Les distinctions octroyées par Recyc-Québec lui prouvent qu’il a bel et bien raison. En effet, le centre de recyclage termine premier en termes de qualité des fibres parmi les 25 centres de tri au Québec. À cela s’ajoute le faible taux de contamination des fibres (0.2% versus 2%) et du plastique (0.1% versus 1,4%).

Sur la table de tri, chacun des employés voit manuellement au tri des matières, soit le carton, le papier journal, le papier de bureau, les bouteilles de verre et les plastiques 1-2-4-5 et 7. L’écocentre accueille quant à lui les résidus domestiques dangereux, l’ameublement et les électroménagers, les résidus verts et le matériel réutilisable.

Lors de cette visite, le directeur général a fait mention de quelques trucs pour faciliter le tri des fibres. Il s’agit de ne jamais emboiter les emballages les uns dans les autres, ne pas faire de sacs mélangés, mettre les papiers déchiquetés dans un sac transparent, écraser les bouteilles d’eau avant de remettre le bouchon, s’assurer qu’il y a un numéro recyclable sur les plastiques (pas le 3 et le 6) et de faire des sacs pleins.

Des installations imposantes

Les installations du centre de recyclage comportent un écocentre, un centre de tri, un entrepôt, un magasin de réemploi et d’un centre de transfert à Sept-Îles. Cette ressource emploie près de 50 employés. La plupart d’entre eux (plus de 90%) ont une limitation fonctionnelle permanente. Une situation qui n’a rien d’étranger au fait qu’il s’agissait à la base d’un organisme communautaire avant même d’être une entreprise adaptée.

Le magasin de réemploi termine deuxième quant à son taux d’achalandage au Québec. Une classification obtenue en tenant compte de la population desservie. Fait important, cette entité permet à plusieurs objets de ne pas se retrouver directement dans les sites d’enfouissement et d’obtenir une deuxième vie. En 2018-2019, ceci représente plus de 100 tonnes. Afin de mieux répondre aux besoins, un déménagement est prévu d’ici les Fêtes.

Pour suivre le trajet des déchets, les gens sont invités à utiliser l’application « Ça va où » de Recyc-Québec. Il est également possible d’obtenir plus d’informations sur cette ressource de réinsertion au www.ressourcelephare.ca.

 

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