Rencontres de création de Natashquan: La magie opère à nouveau

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Par Éditions Nordiques
Rencontres de création de Natashquan: La magie opère à nouveau
Dans le paysage enchanteur des galets à Natashquan, Antony Auger et Anaïs Constantin ont offert une prestation.

Dans le cadre de ses Rencontres de création, Natashquan a accueilli, du 15 au 20 août, plus d’une dizaine d’artistes provenant d’horizons et de disciplines différentes qui se sont rassemblés pour vivre au rythme inspirant des Macacains. Toute la semaine, ils ont livré des performances musicales, littéraires et visuelles aux galets, en plein air ou à l’Échouerie.

«On veut qu’ils s’inspirent des rencontres qu’ils y feront, de l’environnement. On le fait aussi pour élargir l’offre culturelle à Natashquan. À travers le regard de ces artistes, les gens arrivent à voir différemment le village. Ces artistes font ensuite la promotion de notre beau coin de pays à l’extérieur. Ça crée de la rétention sur le plan touristique. On ne peut qu’en ressortir gagnant», indique l’une des organisatrices, Andréane F. Vallières.

Une popularité grandissante

Un événement qui gagne en popularité année après année. «On est un peu victime de notre succès. On avait reçu beaucoup de dossiers en début de saison. On a dû faire une sélection. On voulait s’assurer qu’il y ait cette diversité, explique-t-elle. La lettre de motivation des candidats nous a été d’un précieux secours pour nous aider à les choisir. Plus que tout, on veut s’assurer qu’ils ne considèrent pas cela comme un simple séjour touristique. C’est un moment qu’on leur offre pour créer.»

Certains artistes y revenant même plus d’une fois. C’est ce qui explique que deux soirées leur ont été consacrées au cours de cette semaine. «Ils sont nombreux à vouloir y revenir. Ils tombent littéralement amoureux du village. Il faut dire que c’est un endroit très propice à la création, soulève-t-elle. Le cadre est enchanteur. Les artistes l’apprécient à sa juste valeur. C’est une expérience complète en soi.»

Un travail collectif

Une quatrième édition qui comportait la participation de quatre artistes en arts visuels. Un record dans la jeune histoire de cette semaine de création qui ne bénéficie d’aucune aide gouvernementale. «On n’a aucune source de financement. On compte uniquement sur la générosité des gens. Il y a derrière ça beaucoup d’énergie humaine, d’huile de bras. Sans cela, l’événement n’aurait pas lieu et il n’aurait surtout pas la même ampleur», précise-t-elle.

Des remerciements sont adressés au Marché Natashquan, à l’Auberge La Cache, à la Maison Saint-Dilon, au Journal communautaire le Portageur, à la Radio CKNA, à l’organisme Avec Natashquan: sauvegardons la Source, au Centre d’interprétation Le Bord du Cap, à Radio-Canada Côte-Nord, à La COPACTE, au Café-bistro l’Échouerie et à toutes les personnes qui ont contribué de près ou de loin à la réussite de cet événement.

 

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