Reconstruction de l’Auberge Port-Menier: la SÉPAQ vise toujours 2013

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Par Éditions Nordiques

Un violent incendie a ravagé l’Auberge Port-Menier, le 19 novembre dernier, sur l’île d’Anticosti. La seule auberge du village de Port-Menier. Rapidement, la Société des établissements de plein air du Québec (SÉPAQ) a fait connaître ses intentions de rebâtir le gîte. Si les travaux commenceront plus tard que prévu, la direction souhaite toujours ouvrir les portes de la nouvelle auberge en 2013.

Originalement construit en 1946 pour les travailleurs forestiers, l’Auberge Port-Menier ne correspondait pas tout à fait aux besoins de la SÉPAQ, qui l’avait acheté il y a quelques années. Le bâtiment était pratique, mais pas fait pour le tourisme. La SÉPAQ veut donc profiter de la reconstruction pour bâtir selon ses besoins et adapter les lieux aux touristes et chasseurs, qui sont la principale clientèle.

C’est pour bien analyser ces besoins que les travaux seront repoussés possiblement en août, estimés à l’origine dès le mois de mai. Présentement, la SÉPAQ est en appel d’offres pour qu’une firme analyse ces besoins et propose des plans à l’organisme gouvernemental. La directrice des communications de la SÉPAQ, Hélène Ayotte, ne considère pas qu’il y ait du retard dans le processus.

«Il n’y a pas de retard. On vient de faire un appel d’offres pour les plans.» En plus d’analyser les besoins, la SÉPAQ questionne la méthode de construction, si le bâtiment sera construit sur place ou avec des modules préusinés. L’organisme souhaite rentabiliser le plus possible les quatre millions de dollars prévus pour l’Auberge Port-Menier. Selon Mme Ayotte, la nouvelle auberge sera prête pour 2013.

Plan de rechange
D’ici la reconstruction, la SÉPAQ a prévu l’accueil des touristes et des chasseurs, qui envahiront l’île durant la belle saison et à l’automne. Deux plans sont prévus pour le moment. D’une part, le forfait touristique a été modifié afin de diriger les visiteurs vers Chicotte-la-mer, situé à une centaine de kilomètres de Port-Menier. «C’est un forfait différent mais fort abordable», a fait valoir la porte-parole de la SÉPAQ.

À l’automne, les chasseurs qui utilisaient l’auberge seront redirigés vers le Pavillon Sainte-Margurite, situé en retrait de la municipalité. Mme Ayotte croit que l’impact sera moins grand puisque les chasseurs résident peu à Port-Menier.

L’Auberge Port-Menier a complètement été ravagée par les flammes le 19 novembre dernier. Photo : Bernard Jolicoeur

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