Projet de loi 28: Le Regroupement des Femmes dénonce la centralisation des pouvoirs

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Par Éditions Nordiques
Projet de loi 28: Le Regroupement des Femmes dénonce la centralisation des pouvoirs

Comme l’ont fait plusieurs organismes actifs en condition féminine, le Regroupement des Femmes de la Côte-Nord (RFCN) exprime ses inquiétudes quant au projet de loi 28 qui vient modifier les règles en matière de gouvernance. Des modifications engendrant une plus grande centralisation des pouvoirs qui nuisent grandement au développement des régions, en ne tenant pas compte de leurs particularités.

Parmi les modifications apportées par le projet de loi 28, la plus connue étant celle qui cause la fermeture des diverses Conférences régionales des élus au Québec. Un partenaire de premier plan pour le RFCN. Des responsabilités dorénavant confiées au MRC qui doivent être assumées à moindre coût.

«On travaille ensemble de manière constante. On a plusieurs ententes en cours, souligne Marilène Gill. On n’en sait encore très peu sur la nouvelle structure qui émergera et quelle sera la place accordée aux femmes à cette table des préfets.»

Sans aucune assurance de la part du gouvernement, le RFCN croit que les coupes budgétaires effectuées auront pour effet de rendre plus complexe le processus de concertation mis en place sur la Côte-Nord, une région où le territoire est si vaste.

«On perd de l’expertise en région. Il n’y a là aucune considération pour la région. Nos réalités territoriales ne sont pas les mêmes qu’ailleurs, précise-t-elle. Avec la disparition de ses structures, on a l’impression de tout devoir recommencer.»

Craindre pour sa survie
Au même titre que le Conseil du statut de la femme du Québec, qui a été contraint de se départir d’une bonne partie de ses effectifs pour des motifs financiers, le RFCN craint fortement pour sa survie à long terme.

En période d’austérité, sa coordonnatrice soutient que certaines des mesures prises ou envisagées ont un impact direct sur le pouvoir économique des femmes qui occupent très souvent des emplois dans le domaine du service ou de la vente. Des secteurs d’emploi où les conditions salariales sont moindres que celles de la grande entreprise et du milieu de la construction.

Pour dénoncer les mesures d’austérité, le RFCN joindra également sa voix à plusieurs actions qui sont menées actuellement dans la région. «On sent une réelle méconnaissance de la région et de ses enjeux. Le gouvernement s’en déresponsabilise complètement. C’est inquiétant. On coupe sans raison logique les subventions accordées au programme «Chapeau les Filles».

La plupart des filles ayant besoin d’incitatifs pour se décider à opter pour un métier non traditionnel. On se demande vraiment quand ça va s’arrêter», lance Mme Gill.

Sur la Côte-Nord, le RFCN a pour mission de regrouper, concerter et d’agir pour favoriser l’amélioration des conditions de vie des femmes. Très actif dans la défense de leurs droits, il assure aussi une présence des Femmes dans différents regroupements provinciaux et régionaux, ainsi qu’auprès d’instances gouvernementales.

(Photo: courtoisie)

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