Prévention des incendies : un travail de longue haleine

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Par Nicolas Dupont
Prévention des incendies : un travail de longue haleine
Denis Jutras, directeur de la Sécurité incendie de Sept-Îles.

Du 6 au 12 octobre, le Québec souligne la Semaine de la prévention des incendies. Pour le directeur de la Sécurité incendie de Sept-Îles, Denis Jutras, la prévention est un travail sur le long terme, mais qui finit par porter fruit.

Partout au Québec, plusieurs activités seront organisées pour promouvoir les comportements sécuritaires à adopter au quotidien afin de prévenir les incendies. La Sécurité incendie de Sept-Îles ne fait pas exception: visite dans les écoles, dans les résidences, kiosques et exercices d’évacuation sont prévus tout au long de la semaine.

« Quand on parle de prévention, c’est toujours long. Ça prend des années avant de voir l’impact sur les statistiques. C’est constant, on ne peut pas arrêter. On ne peut pas dire qu’on saute une année. Il faut constamment déployer de l’énergie. Mais ça finit par porter fruit », affirme M. Jutras.

À Sept-Îles, l’équipe de prévention a visité, au fil des ans, l’ensemble des bâtiments commerciaux, industriels et résidentiels.

« Dans les premiers temps, on constatait environ 35 %, 40 % de conformité. Maintenant on est rendu à environ 65 %, 70% », souligne le directeur.

Cette année, le service a fait le tour des secteurs périphériques de Sept-Îles, soit Moisie, Gallix, Clarke City et Matamek. Ces secteurs sont visités plus régulièrement par le service de prévention à cause de leur éloignement de la caserne. Les préventionnistes ont eu l’agréable surprise de constater que 99% des habitations de Place La Boule à Moisie étaient conforme.

« Ce qu’on fait depuis des années, c’est d’aller dans les écoles. Si on est capable d’inculquer la prudence aux élèves, on croit qu’ils vont avoir des comportements sécuritaires quand ils vont être adultes. C’est un peu comme la ceinture de sécurité. Les jeunes aujourd’hui la mettent automatiquement, ils n’ont même pas besoin d’y penser. Ils ont été habitués à ça. »

Exception Uashat mak Mani-utenam

Les seuls secteurs où la Sécurité incendie de Sept-Îles ne fait pas de prévention sont Uahat et Mani-utenam. M. Jutras précise que son service fait le combat des incendies, mais que l’entente entre la Ville de Sept-Îles et ITUM ne comprend pas de volet prévention.

« Le territoire autochtone n’a pas de règlement qui couvre la prévention. Si le conseil de bande nous donne le mandat, on le fait. Tranquillement, on est sollicité dans la communauté », souligne M. Jutras.

 

 

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