Philippe Bond maîtrise l’art de raconter

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Par Éric Martin
Philippe Bond maîtrise l’art de raconter
Toujours aussi verbomoteur, Philippe Bond demeure un raconteur hors pair. Chaque fois qu'il monte sur scène, il fait preuve d'une aisance hors du commun. Photo Claude Dufresne

Jusqu’à maintenant, Philippe Bond a vendu plus de 65 000 billets de son troisième one man show Merci qu’il s’apprête à présenter sur la Côte-Nord. Maintenant dans la quarantaine, il en profite sur scène pour revenir sur son parcours et surtout parler de sa nouvelle réalité familiale avec une conjointe et un jeune garçon.

D’entrée de jeu, Philippe Bond est convaincu que ses talents de conteur lui proviennent de son père. « Il est un ancien directeur de Caisse populaire. Ça n’a bien sûr rien à voir avec mon métier. Cependant, il était toujours rassembleur. Lors des assemblées, il n’était pas gêné de s’adresser aux gens », confie-t-il.

En spectacle, l’humoriste accorde toujours une certaine place à l’improvisation, même si 95% du contenu demeure écrit à l’avance. « Le spectacle n’a pas toujours la même durée. Je veux réagir à tout ce qui se passe autour de moi », insiste-t-il. « Quand je vois que l’ambiance ne s’en va nulle part, je prends les devants. Je peux aussi m’effacer. Je n’ai pas toujours besoin d’être l’animateur de foule. »

Une nouvelle réalité

Maintenant en couple et père d’un enfant, Philippe Bond n’hésite pas à refuser des offres télé et radio. « Je veux passer du temps de qualité avec eux. J’aime faire des spectacles le week-end et être chez moi en semaine », indique-t-il. « C’est un mode de vie qui me convient bien. J’ai vécu toutes les folies que j’avais à vivre jusqu’à 35 ans. Je me suis fait un coussin financier. Je peux aujourd’hui davantage profiter de la vie. »

Dans son troisième one man show, cet as de l’humour raconte où il est rendu dans la quarantaine avec un enfant. Il fait également un numéro autour de son trouble de déficit de l’attention. L’action se déroule chez un notaire alors qu’il travaille sur son testament. Ceci démontre bien qu’il arrive à puiser son inspiration dans divers sujets.

À titre anecdotique, l’humoriste revient sur une mésaventure alors qu’il se dirigeait en spectacle dans la région. « Je n’ai vraiment pas le sens de l’orientation. Dans une tournée précédente, je suis arrivé à Matane. J’ai réalisé alors que j’étais sur la mauvaise rive. Je me suis pointé au traversier pour apprendre que le prochain était le lendemain. Je peux vous assurer que je sais aujourd’hui quel trajet emprunter », affirme-t-il.

Philippe Bond effectuera deux arrêts sur la Côte-Nord avec son troisième one man show Merci, le 29 novembre au Centre des arts de Baie-Comeau et le 30 novembre à la Salle Jean-Marc-Dion de Sept-Îles.

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